HISTOIRE
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les Tartares en 1253 , fous le régné de Mangu Kan , petit-fïls de Gengiskan. Le moine manda que s’il avoir su l’aílro-nomie , il auroit été bien reçu , mais qu’il fut méprisé parcequ’il n’en avoir aucune notion (a). On n’a point allez réfléchisur le goût pour les sciences, que montrèrent à la Chine ÔCen Perse les deux itérés Koblay & Holagu, sur la résolutionétonnante des Tartares conquérans d’abandonner leur usages,& presque leurs mœurs entieres, pour prendre celles de laChine. Ce ne fut point le fruit de leurs conquêtes : il fautavoir les yeux déjà ouverts pour appercevoir la lumière ; ilfaut un effort, qui ne peut naître que d’une raison antérieu-rement cultivée, pour se dépouiller de ses usages, de ses ha-bitudes , ÔC s’afl'ervir à des mœurs nouvelles. Quelqu’avan-tage que l'on suppose dans cet échange, un bon choix annonceun bon esprit. II nous paroît contraire à la nature de l’esprithumain d’imiter ceux qu'o n a soumis ; des conquérans gros-siers ne peuvent avoir qu'u n sentiment pour les vaincus , c’estle jnépris. L’ignorance jointe au courage, dédaigne les arts ôcles sciences comme le principe de la mollefle êc la cause dela défaite. Nous concluons de ces réflexions que les Tartaresqui soumirent l’Asie méridionale, étoient déjà éclairés fur futi-lité des sciences, puisqu’ils les regardèrent comme une partieintéressante de leurs conquêtes. Des philosophes, rendus maîtresde la Perse , & sur-tout de la Chine , n’auroient pu prendreun meilleur parti ; celui de cultiver des connoiísances utiles,en adoptant le gouvernement êc les mœurs les plus sages dela terre.
(a) Bacon, Opus majus , p. tf} , édit. 1 735.
§. XXXIV.
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