DE L’ASTRON O MTE MODERNE. 2 77
académiciens François se partager le pôle Sc 1 équateur, Scparcourir le globe pour en connoitre la vraie forme. L entre-prise du Chinois n’étoit pas fi vaste que la notre. On voie qu’iln’a pas eu en vue le progrès de la science , la connoisTance del’univers, dans lequel on ne peut estimer aucune distance quepar le rayon du globe. Pour les Chinois , la terre , 1 Universn’est rien, la Chine est tout. Il vouloir connoître la Chine, Scpour mesurer les distances Sc les rapports de ses différentesparties, il pensa qu’il étoit bon d’employer les degrés célestesdont les mesures ont plus d’exactitude que les mesures itiné-raires. On apperçoit qu’il avoir une méthode pour déterminerles distances de lest à l’ouest, c’est-à-dire, la longitude; mé-thode semblable sans doute à celle d’Hypparque, Lc sondée surquelque observation astronomique , telle que celle des éclipsesde lune ; mais n’est-il pas extraordinaire qu’on ne le sache pas.Les millionnaires n’ont pu nous en instruire. Cette prétendueinvention d’Y-hang s’est perdue à la Chine ; nous devons direque cet astronôme fut fortement accusé de s’être approprié lesconnoistances astronomiques , renfermées dans le Kieou-tche ,Sc de les avoir données comme ses propres découvertes (a).C’est Ku-tan , le traducteur du Kieou-tche , qui le dénonça.Nous sommes donc en droit de croire que la méthode de me-surer les longitudes , l’idée de déterminer astronomiquementla longueur du degré terrestre a été prise à cette source. On serappelera que cette, astronomie appelée Kieou-tche , étoitvenue du pays Kant-gu des Tartares Usbecks à 46 ° de lati-tude. Nous faisons cette remarque fans en tirer toutes les consé-quences. Nous observerons seulement que st dans ce pays ona entrepris jadis la mesure de la terre , ou , ce qui revient au
(<j) Soucie:, Tome II, page 8-.