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même, seulement la met ure ct'un de ses degrés, c’est une nou-velle raison de croire que la mesure citée par Aristote, dont lesauteurs font inconnus, mais qui fut certainement exécutée enAsie, a pu l’être à cette latitude &í dans la Tartarie. Alors onconçoit comment l’invention s’est perdue à la Chine. Un germeenfermé dans une terre fertile, produit une plante , une sieur& des graines, qui fe répandent pour de nouvelles productions:mais le premier germe, jeté dans un fol ingrat, s’y desleche Scmeurt inutile.
§. x i y.
Tout habile qu’étoit cet astronome , ses connoistances, fansdoute empruntées, lui manquèrent. U fe trompa dans le calculde deux éclipses ; il les avoit annoncées avec éclat, il avoirfait ordonner de les observer dans toute l’étencíue de ì’empire ;le tems fut serein partout, &c les éclipses ne parurent pas. Cequ’il y a de pis , c’est qu’en travaillant en secret à réformer lesprincipes de fes calculs, il eut la mauvaise foi de s’excufer furquelque changement dans le cours des astres. II fit un livreexprès , & les autorités ne lui manquèrent pas (a) : il prétenditle prouver en citant une prétendue observation de l’étoile Sirius,éclipsée par Vénus. Le dérangement feroit en effet considé-rable, il s’en faut bien des degrés que Vénus ne puifle descendreà la latitude de 39 0 . Peut être l’obfervation qu’il cita n’étoit-elle pas tout-à-fait fauffe. II y a des comètes qui ont été prisespour Vénus, èc une comete a pu éclipser l’étoile Sirius. Aureste , Y-hang n'est fans doute pas le seul habile homme, quife soit enveloppé de la nuit des préjugés de Ion tems pour cou-vrir ses fautes ; il est plus grand de les avouer. On demandera
(a) Soucier, Tome II, page íí.