DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 279
si les hommes font toujours assez justes pour que l’on use fansdanger de cette noble franchise ; mais la nature du mensongene change point par des considérations particulières ; l’honnêtehomme est vrai par le respect 6c l’estime de foi-même.
Un siécle après Y-hang , un astronome nommé Su-kang ,parla de la parallaxe, 6c montra son usage dans les éclipses dusoleil. Mais Su-kang étoit, dit-on , étranger, 6c cette nouvellelumière étoit encore empruntée.
§. X V.
Après la conquête de Gengiskan , vers 1280, Koblay,son petit-fils , encouragea l’astronomie à la Chine, comme sonfrere Holagu la renouveloit en Perse. Sous son régné quelqueinstruction passa de Perse en Chine (a). Les communicationsavoient commencé à s’établir par la guerre 6c par les conquêtes.U Asie presque entiere obéissoit à Koblay 6c à Holagu ; la con-corde des deux freres sormoit une unité de pouvoir dans cettevaste partie du monde, qui rendoit plus facile le partage deslumières : enfin le courage tartare donna quelque ressort auxâmes chinoises, 6c Co-cheou king parut. Cet astronome méritafa réputation ; il est le premier Chinois, qui ait connu la trigo-nométrie sphérique ; il sit un grand nombre d’obfervations, 6centr’autres, celles de l’obliquité de l’écliptique, avec un gnomonde quarante pieds : il inventa 6c perfectionna les méthodespour les éclipses ; enfin il embrassa l’astronomie avec assezd’étendue pour en pouvoir être regardé comme le réformateur.II s’aida de grands instrumens ; parmi ces instrumens , on encite un, qui a quelque ressemblance avec le micromètre ; maison n’a de toutes ces choses qu’une idée très - confuse. A la
( a ) Soucier, Tome I, page zoi.