DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 187
donnent aux étoiles de la tête du Taureau un nom, qui, dansleur langue signifie mâchoire de boeuf. II est: extraordinairede trouver cette identité de noms dans l’infinité des combi-naisons possibles. Les Mexicains font de tous les peuples del’Arnérique , ceux qui paroissent avoir apporté plus de foina u calendrier ; ils avoient un cycle de cinquante-deux anssolaires, chacun de 3 6 5 jours. Ce cycle étoit représenté parune roue chargée de caractères hyéroglisiques , &í environnéed’un serpent dont les nœuds partagent ce cycle en quatre par-ties de treize ans. Cette maniéré cìe compter par treize s'ob-fervoit non feulement dans les annees , mais auísi dans lesjours du mois : & quoique le mois des Mexicains fût de vingtjours, ils recommençoient à compter par un lorfquils étoientarrivés à treize. On pense que cet usage leur vient du mouve-ment de la lune , dont ils divisaient la révolution en deuxparties de treize jours ; la premiere appelée le rems du réveildepuis le croissant jufqu’à supposition, & l’autre le tems dusommeil depuis supposition jufqu’à la disparition de la lunedans les rayons solaires. Mais cette raison est peu vraisemblable;Lc puifqu’ils avoient treize dieux, il est plus naturel de croirequ’ils ont voulu , par ces divisions , leur donner le gouverne-ment des jours Lc des années. Selon eux, le soleil se renouveloità la fin de chaque cycle, la n s quoi le tems eût fini avec levieux soleil. II ne pouvoit durer que cinquante-deux ans ;après cet intervalle il en falloit un neuf. C’étoit un ancienusage dans la nation de fe mettre à genoux le dernier jour dusiecle, le visage tourné vers l’orient, pour observer si le. soleilrecommenceroit son cours ; on rompoit tous les vases , onéteignoit le feu , dans l’idée que le monde alloit finir : maisauíïï-tôt que le premier jour commençoit à luire, on entendoitretentir les tambours Lc les instrumens , pour remercier les