H-ISTOIRE
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qui furent de$ ( écrivains fur l’astronomie, Sc non des astro-nomes , nous passons au quinzième íìecle , où deux grandsévénemens vont changer la face des sciences. L’un fut l’arrivéedes .Grecs , qui fuyant leur patrie, conquise Sc opprimée parles Turcs , apportèrent en Italie leurs ouvrages, leur exempleSc leur génie. T'autre fut l’invention de Timprimerie , quirépandit ces ouvrages dans l’Europe , avec une rapidité jusquealors fans exemple. Les Souverains de ce teins étoient telsqu’ils dévoient être pour accélérer la fermentation des esprits,Lc-pour concourir par leur protection Sc par l’influence d u pou-vçir i au renouvelemeni des connoîstances. C’étoit l’EmpereurFrédéric III , Mathias Corvin , Roi de Hongrie, le PapeNicolas V, Cofme de Médicis, qui, fondateur d’une familleillustre, mérita le nom de pere de la patrie , Sc fut égalementJe pere des Mules ; enfin c J êtoit François premier , qui vintaprès eux , Sc dans un régné malheureux Sc brillant fonda leslettres en France.
í. XIV..
Le renouvelement de l’astronomie commença en Allemagne.Dans les siécles que nous venons de parcourir, nous n’avonspoint encore vu paroître d’astronômes. Nous n’avons montréque des fa vans qui traduisaient les ouvrages des anciens , quis’instruiloient avec peine Sc lenteur , dont la vie étoit consu-mée pour apprendre ce qu’on avoir pensé avant eux, Sc pourranger dans leurs têtes , fur autorité Sc fans examen , .lesdécouvertes Sc les erreurs de l’antiquité. Mais ces fa vansn étoient point des astronomes ; pour mériter ce titre, il fautajouter de nouvelles connoisiances aux anciennes , il fautsuivre de l’œìl constamment dans le ciel le mouvement desastres, en sixer la trace par des observations : il faut ensuite,