350 HISTOIRE
étendue Sc dépouillé de toute existence matérielle. Copernic nese sentit pas ce courage, mais il eut celui de faire main-bassefur tout cet attirail. En adoptant le mouvement de la terre,tous les épicycles, imaginés pour en tenir lieu, disparurent ;les stations Sc les rétrogradations des planètes, qui avoient tantembarrassé les anciens, s’expliquerenr avec la plus grande faci-lité. L’orbe de la Terre est intérieur à l’orbe des trois grandesplanètes, Saturne, Jupiter Sc Mars; l’explication est la mêmepour chacune de ces trois planètes.
Supposons (fig. II) que Jupiter M Sc la Terre T soient vus duSoleil S , Sc en conjonction dans une même ligne droite ; sup-posons que le mouvement commence à cet instant, la Terre ,allant plus vite que Jupiter, le laissera derriere elle, Sc la planèteparoîtra rétrograder; la Terre allant de T eiw, Jupiter paroîtraaller de a en b. Mais vers la partie K de l’orbite de la Terre, oùla courbure se trouve preíque dans la direction du rayon visuel,mené de la Terre K à la planète M, ce mouvement rétrogradediminuera, la planète viendra à paroître stationnaire; Sc ensinlorsque le rayon visuel KM sera tangent à sorbe de la Terre,le mouvement de notre globe, se faisant pendant quelques ins-tans dans la direction de ce rayon , fera insensible à l’égard dela planète; elle n’aura d’autre mouvement que son mouvementpropre qui est direct, Sc suivant Tordre des signes de Téclip-tique : ensuite l’effet du mouvement de la Terre s’ajoutera à cemouvement, qui en féra accéléré. En esset soit la planète en N,qui se meut vers O, on voit que la Terre allant de R en X , lafera paroître aller de d en c, mouvement apparent qui Rajou-tera à son mouvement réel. Cet esset subsistera jusqu’à ce quele rayon visuel M q redevienne tangent à Tautre partie desorbe de la Terre en ^alors la planète redeviendra station-naire, puis son mouvement, qui étoit direct, recommencera