Band 
Tome premier.
Seite
352
JPEG-Download
 

35* HISTOIRE

grande que celle de toutes les planètes réunies , doit resterinébranlable , 6 c les faire toutes mouvoir autour de lui ; ilne doit pas avoir moins de prise sur la Terre , qui est petite6c légere , que sur ces lourdes maffes, qui font les globes deJupiter 6c de Saturne. L’attraction ne peut donc pas exister fansle mouvement de la Terre ; les preuves de cette force pri-mitive , qui anime tout, font en même tems les preuves quenotre demeure ne peut rester en repos. Cette hypothèse, fi l’onpeut encore lui donner ce nom , est le principe de tout enastronomie ; elle est le lien de toutes les vérités physiques : fanselle , il n’y auroit plus de corps de doctrine, la lumière man-queroit à chaque pas. Toutes les connoiffances humaines dansce genre forcent donc àe l’admetti-e, & comme le remarquetrès-bien M. de la Lande (a), un traité d’aftrGnomic n est qu’unefuite de preuves du mouvement de la terre.

§. XIV.

Une chose ingénieuse dans le système de Copernic , c’estson explication de la différence des saisons. Lorsqu’on croyoit,avec Ptolémée 6c la plupart des anciens, que le soleil étoiten mouvement autour de nous , cet astre, dans son orbeincliné à l’équateur, tantôt s’élevoit vers le pôle boréal, pourporter Pété dans les régions du nord , tantôt y lttiffoin l’hiver ,en descendant vers le midi , où il tranfportoit l'été. Maisdepuis que Copernic avoir fixé éternellement le flambeau dumonde dans le centre de notre fphere , il falloit dire commentnotre terre, parcourant lecliptique, présentoir alternativementl’un de ces pôles vers cet immense foyer, qui renouvelle chaqueannée la chaleur 6c la végétation. Copernic en trouva la raison

{a) Astronomie , arc. 1099. •

dans