DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 353
dans le parallélisme de Taxe de la terre. L’axe, ou les pôles dumouvement de rotation de la terre ne changent point de posi-tion , dans le cours d’une révolution, ou d’une année j cet axereste toujours parallèle à lui-même, Sc à cause de la distanceinfinie des points du ciel, rendus sensibles par les étoiles, il estconstamment dirigé vers un de ces mêmes points.
Au solstice d’été la terre est placée de maniéré que le soleilparoît le plus éloigné de l’équateur ab , ( fig. 1 3) ses rayons donnentà plomb fur le point/', qui est dans le tropique du cancer ; lorí-que la terre a fait un demi-tour , son axe PQ, qui restetoujours dirigé au même point du ciel, est dans une positionparallèle à la position pq, qu’il avoit six mois auparavant j lesoleil paroît autant abaissé au-dessous de l’équateur, qu’ilavoit paru élevé au-dessus, ses rayons frappent perpendiculai-rement fur le point C ; c’est Tété de cet hémisphère Sc l’hiverde l’autre : voici la cause réelle de ce parallélisme. Quand lesplanètes ont eu une impulsion quelconque pour se mouvoirdans l’espace , cette impulsion s’est distribuée dans tous lespoints de la masse , pour qu’ils se mussent tous ensemble ensuivant des directions parallèles : cette impulsion a été dirigéeen ligne droite, le corps fut destiné à se mouvoir toujours versun certain point de Pespace ; Sc comme le ciel des étoiles està une distance infinie, tous les points de la surface du corpsfont dans le même cas que les pôles de la terre, chacun d’euxregarde un même lieu du ciel. Le mouvement diurne ne dé-range rien à ce regard, qui se rétablit au bout de vingt-quatreheures. Quelle que soit la seconde force, qui fait circuler uneplanète autour du soleil, il n’est pas question ici d’en expliquerla nature, on conçoit quelle détourne le corps de la planètede fa direction primitive, elle le contraint à décrire une courbe.A chaque pas la planète change donc de position à l’égardT orne I. Y y