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Tome premier.
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355
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 355

6c il considérois la translation de la terre autour du soleil ,comme si notre planète avoit été attachée à un rayon, à uneverge de fer, qui eût tourné sur le soleil comme sur son centre.II est clair quelle lui auroit toujours montré la même face, ôcelle ne pouvoit lui présenter tous ses points dans une année,que par un mouvement particulier de rotation. Copernic étoitconséquent ; il lui manquoit les connoiísances , qui n’étoiencpas encore acquises. 11 est donc une véritable succession dansles idées, qu’il est impossible d’intervertir ; le génie même n’ypeut rien. Le génie est comme le soleil, qui mûrit les fruitsde la saison ; mais il faut que le développement de la végé-tation les ait amenés à leur terme.

§. x y.

Voila ce que Copernic avoit pensé en 1507, à sage de34 ans : il avoit digéré toutes les pensées de l’antiquité, pourétablir une base à 1 astronomie physique; mais il avoit détruitles hypothèses de Ptolémée 6c d’Alphonse. Les tables de cesastronomes alloient rester fans usage ; il falloit bâtir un nouvelédisice , il falloit faire de bonnes observations , 6c les com-parer aux anciennes , pour en tirer des déterminations plusexactes. 11 fit construire un quart de cercle , des réglés paral-lactiques, enfin tous les instrumens dont Ptolémée avoit donnéles principes, 6c enseigné la construction. L’astronôme d'Ale-xandrie faisoit encore la loi après quatorze siécles. Ces instru-mens étoient de bois , 6c Rheticus , disciple de Copernic,convient qu’ils n’étoient pas bons (a). Ce grand homme avoitpu réformer la science , voir ce quelle devoit être, 6c ce

Wcidler, p. 343.

(a) Préface aux Ephémer. deRheticus ijji.

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