ÉCLAIRCISSE M EN S. 457
ces mots dans une édition greque ou arabe, plus correcte que les nôtres ?C’est ce que nous ne pouvons décider , mais Riccius paroît persuadé que cesinstrumens avoient une grandeur considérable , puisqu’il pense que les cerclesdes armilles pouvoient plier & perdre la figure circulaire ; ce qui ne seroitpoint à craindre dans des instrumens d’une grandeur médiocre. On peutajouter encore qu’Eratosthenes , dans la mesure de la terre , ne se seroit passervi du puits de Syene , si ces instrumens n’avoient pas été difficiles àremuer j il les auroit déplacés & transportés pour observer hors d’Alexandrie,dans une seconde station.
II nous paroît donc évident que les instrumens d’Alexandrie ont dûêtre d’une grandeur considérable , qu’ils étoìent divisés de minute e»minute j mais , malgré ces subdivisions , les trois observations citées ,d’Aristarque , d’Eratosthenes & d’Archimede , nous portent à croire quel’exactitude des observations anciennes, par une infinité de causes inutilesà détailler ici, ne surpasioit pas 5'. Ainsi dévaluation de Flamsteed est foreexacte. Il éroit important de fixer les idées fur la précision des instrumensdes anciens.
Certaines observations semblent annoncer encore plus de précision.On sait que les hauteurs observées avec le gnomon font trop grandes detout le demi - diamètre du soleil , ainsi que la hauteur de l’équateur ,qui en est conclue ; par conséquent la latitude ou la hauteur du pôle, quien est le complément , est trop petite de la valeur du demi-diamètre dusoleil : or Hypparque observa la hauteur du pôle de 3© 0 5 8' à Alexandrie (<z)jsi on y ajoute le demi-diametre du soleil de 15', on aura 31 0 13'. On latrouve de 31° 11' par les observations modernes (é) ; c’est donc une erreurde z'. Mais nous pensons que cette précision pouvoir être celle des gnomons,celle des armilles n’écoit pas si grande.
§. xvi I.
Nous avons fixé le degré mesuré par Eratosthenesà 5944a toises. Eratos-thenes avoir trouvé que la distance céleste, comprise entre le zénith de Syeneôc celui d’Alexandrie , éroit la cinquantième partie de la circonférence , oude 7 0 iz', la distance sur la terre étant de 5000 stades 3 il en résulte quele degré éroit de 694 | stades. Nous devons estimer l’exactitude de cetteobservation. II ne s’agit que de savoir la valeur du stade employé par
(1 b ) Mém. Acad. Scien. T. II, p. 141.
M m m
(u) Supra, p.8;.
Tmoe I.