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Tome premier.
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É C L A I R C I S S E M E N S. ^

elle prouve i°. que la mesure itinéraire n’avoit pas été mal faite ; 2°. queles stades employés étoient vraiment tels que nous les supposons.

§. XVIII.

On ne peut pas attendre une grande exactitude de cette détermination ;le mérite est de savoir imaginée ou exécutée , & la gloire d’Eratosthenesest que les modernes ont adopté fa méthode, &c n’ont approché plus prèsdu but que par les progrès des arts , qui ont fourni de nouveaux moyensde précision. Cependant Eratosthenes se trompa, en supposant que Syene& Alexandrie étoient fous le même méridien. II s’en faut d’un degré ÔCdemi , suivant Ptolémée. M. Danville , avec la sagacité & la critique quile caractérisent, a déterminé que Syene étoit de i° 40' à Test du méridiend’Alexandrie (a). Si l’on corrige en conséquence le résultat d’Eratosthenes ,on trouvera que la distance itinéraire des deux villes n’étoit, dans le feusdu méridien , que de 4889 stades , doit résulte la circonférence de la terrede 244450; le degré de 679 j stades , est de 58x22 toises. On prétendqu’Ei atosthenes tomba encore dans une autre erreur ; on croit qu’il s’estservi d’un gnomon , Sc qu’il ne fit pas attention que sombre étant nulle àSyene, le centre du soleil étoit précisément au zénith de cette ville, aulieu qu’à Alexandrie , en mesurant la longueur de sombre & prenantsans doute le terme de sombre forte , il diminuoit la distance du soleil auzénith , & la distance des deux villes , de la valeur du demi-diametre dusoleil, ou d’environ 15 à x6 nxinutes. Nous avouons que nous avons peine àcroire qu’Eratosthenes, qui avoir des armilles, n’ait pas fait l’observationavec un de ces instrumens ; nous avons aujourdhui la latitude d’Alexandriede 31° 11' ; & si Syene étoit réellement fous le tropique , fixé à 23 0 51',la distance de ces deux villes étoit de 7 0 zo'. Eratosthenes ne se seroit donctrompé que d’environ 8'; ce qui n’excede que de 1' les limites que nousavons cru pouvoir astìgner aux erreurs des observations anciennes. D’ailleurson peut très-bien attribuer quelques minutes à la distance du centre dusoleil au zénith de Syene : il n’y avoir point d’ombre à midi dans cetteville le jour du solstice , mais ce phénomène peut avoir lieu , quoique lecentre du soleil soit éloigné du zénith de quelques minutes. Enfin ferrenttotale de la mesure du degré par Eratosthenes n’est que de 2400 toises , &en corrigeant son calcul , en réduisant les 5000 stades de la distance de

(a) Mém. de l’Acad. des Inscrip. Tome XXIX , p. 2;o.

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