Band 
Tome premier.
Seite
470
JPEG-Download
 

47 * ÉCLAIRCISSEMENT

courte que 565' 6 h , Sc que nous nommons l’année tropique (a). E11 effet íen supposant le soleil en conjonction avec une étoile placée dans l'équinoxe,après une année, il reviendra à cer équinoxe avant de rencontrer l’écoile ,qui s'efì avancée le long de l’écliptique. I.a différence des deux annéestropique & sidérale est donc le tems que le soleil emploie à parcourir les»pace dont letoile s'efì avancée en longitude; cet espace étoit de 3 6" paran , à raison d’un degré en cent ans , suivant Ptolémée , Sc sans doutesuivant Hypparque. Cet astronome aura conclu de ce rapport qu’il étoicpossible de déterminer Pune de ces années par le moyen de l’autre : il aurapris la plus courte des deux années d’Aristarque, d’où retranchant 14 37"que le soleil emploie à parcourir 3 6" de degré, il en aura conclu une annéetropique de 365 1 5 h 55' 36". Appuyé par cette nouvelle détermination,il s'est cru autorisé à avoir quelque confiance dans celle qu’il avoir établiefur l’observation des solstices, & qui en différé infiniment peu.

§. I V.

Remarquons que Ptolémée » qui rechercha après Hypparque la longueurde l’année , Sc qui la trouva, comme lui , de 36;' j h 55' 12", a bien Paird’avoir arrangé les observations cn conséquence : il auroit dû jconnoîtrel’erreur d’Hypparque; il se sert de solstices éloignés de 571 ans, Sc d’équi-noxes éloignés de 185 ans. Nous abandonnons la détermination par lessolstices , comme trop douteuse ; mais en se servant des équinoxes , il11’auroit pas dû se tromper, comme Hypparque , de plus de 6 ' : il faudroitsupposer une erreur de 30^ 5z'sur les deux observations, ou de is h x en-viron fur chacune. Nous avons peine à croire qu’on pût se tromper ainsisur Pobservation de l’équinoxe. On voyoit alors d’un jour à l’autre unedifférence très-sensible dans l’ombre projetée fur les armilles , & quandl’équinoxe n’arrivoit pas de jour , il devoir être toujours possible d’en estimerle moment à 6 h près ; c’est la précision que Ptolémée assigne lui - mêmeà cette espece d’observation (b). II ne devoir donc s’écarter tout au plusque de 1'. II est vrai que , comme Ptolémée le remarque , la position ducercle équatorial fixe pouvoir changer3 en outre , la réfraction horizontale,toujours variable, pouvoir encore produire quelque erreur , en accéléran tl’équinoxe du printems, lorsqu’il arrivoit le soir ou le matin. C’est sansdoute en vertu de cette cause qu’Hypparque a vu deux sois éclairée dans

(a) Ptolémée, Almag. Lib. III , c. 1.

{b) Ibii .