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aíTez considérable pour décider pleinement la question j au lieu qu’Hypparquedouta lui-même du mouvement qu’il avoit découvert, ii le proposa avecréserve , & il pensa qu’il falloir plus de rems pour s’en allure t (a). Rienne prouve mieux que , même en découvrant le mouvement des étoiles , ilregarda les différences qui se trouvoient entre sa sphere & celle d’Eudoxe ,comme autant de fautes de cet astronome.
M. du Tems (é) a remarqué qu’un certain Timée de Locres , cité patPlaton (cj, semble avoir connu avant Hypparque le mouvement des étoilesen longitude. Voici la traduction du paffage grec. Ea verò qui ad motumaltcrius pertinent , intrà ab occidente ad orientern revertentur, & peculiari motumoventur. Ce Philosophe pouvoir avoir eu cette notion de l’Asie où elleexistoit long-tems avant l’école d’Alexandrie. Mais Hypparque n’en a pasmoins fait la découverte ; on voir par la fuite de ses idées que celle dumouvement des fixes ne lui a point été communiquée.
Comme il s’étoit écoulé environ 15 5 ans entre les observations d’Hyp-parque &c celles de Timocharis, il auroic pu en conclure que le mouve-ment des étoiles c toi t d un degré en 77, comme le remarque M. Callìnijce qui auroit été plus exact que le mouvement écabli depuis par Pcolémée jmais Hypparque étoic sage , il ne se preffa pas de rien déterminer.
§. XXI I.
O11 pourroit douter que le changement dans la maniéré de déterminerle lieu des étoiles , en le rapportant à l’édiptique & non plus à l’équa-teur, appartint à Hypparque préférablement à Ptolémée, st l’on ne voyoitpas que Geminus, qui vivoit 60 ans aptes Hypparque, parlant de la divisiondu zodiaque en 11 signes, ou parties égales, distingue les signes des constel-lations ou dodécatemories. Ainsi il fait bien voir que ces signes croientdes intervalles égaux, qui servoier.t à mesurer les distances en longitude (d) ;& si l’on regarde cette preuve comme peu concluante , on trouve encoreque le même Geminus dit plus loin que les constellations boréales fontcelles qui font au-delà du zodiaque vers les deux Ourses , & les australesfont celles qui s’éloignent du zodiaque vers le midi (e). II fait donc le
(a) Almag. Lib. Vil , c. r. in editione Pìatonis , vcrfìone Serrant ,
(é) Recherches fur l’origine des décou- T. III, p. 96.vertes attribuées aux modernes, T. II, p. r 55. (d) Geminus, c. 1.
(c) Timctus Locrenfis , de anima munit , ( e) Ibidem , c. 1.