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Tome premier.
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Soi ÉCLAIRCISSE M EN S.

observations étant plus multipliées , les résultats furent meilleurs. Si lesanciens eussent appliqué à ces planètes la méthode de partager Terreur à ungrand nombre de révolutions, il n’y auroit pas eu près de cinquante joursd’erreur fur la révolution de Jupiter.

Vitruve dit que Tétoile polaire est une des étoiles du Dragon , étoile quiest fort lumineuse , Lc placée près de la tcte de la grande ourse. L’étoilela plus près du pôle alors , étoit au mufle de la Girasse ; on la voyoiten 1 669 , suivant le catalogue d’Hévélius, dans 14° 43' r o" de longitude,avec une latide de 64" 11 '. Elle a donc dû se trouver dans le colure dessolstices , Tan nz ans avant J. C. 11 est vrai que cette étoile n'est marquéeque de la cinquième grandeur 3 & que me me, quoiqu’elle soit encore surles planisphères de Flamsteed, elle ne se trouve point dans le grand cata-logue britannique. II n’y a pourtant que celle-là qui puisse avoir été polairealors : * du Dragon n’a jamais pu approchée du pôle qu’à plus de 9 0 , &nous avons dit que -- n’a pu être polaire que vers le quatorzième siedeavant J. C. (a). O11 pourroit donc conclure que Vitruve avoir en vue cetteétoile de la Girasse, &' quille auroit diminué de grandeur depuis, s’il ncroic

pas plus naturel de supposer que Vitruve suivoir quelque ancienne tradition,qui portoit qu’011 avoir vu une belle étoile au pôle : car Hypparque dit posi-tivement qu’il n’y a aucune étoile au pôle (/>). Dans tout TAlmageste il n’estpoint question de Tétoile polaire. On peut soupconner même qu’Hypparquen’eût pas dit la chose si positivement, s’il y avoir eu au pôle une étoile de lacinquième grandeur. D’où il s’ensuivroit que Tétoile du,mufle de la Girasse,qui existoit du teins d’Hévélius, n’existoit pas au rems d’Hypparque , oun’étoit pas visible, comme elle ne Test plus aujourd’hui fans doute.

§. X L I I.

Vers le commencement de l’ère chrétienne , Germanicus César, petit-fils d’Auguste , traduisit en vers latins le poème d’A ra tu s , l’orna de com-mentaires, & le dédia à Auguste, déjà vieux. Le dénombrement des étoilesque Ton trouve dans ces commentaires, monte environ à 710 étoiles. II estdonc assez semblable à celui d’Hygin : on peut remarquer qu’Hypparque n’yest point cité. Germanicus César ne compte que 44 constellations ; la Fléché,la Couronne australe, Procyon, le Serpent & la Chevelure de Bérénice fontconfondues avec les autres constellations. II ne faut point dire , comme

(a) Astron. anc. p. j 11.

(b) Comment, ad Arat. Lib. I,p. i-jy.