Band 
Tome premier.
Seite
503
JPEG-Download
 

ÉCLAIRCISSEMENT jo j

Riccioli , qu’il a omis Antinous ; car Antinous 5c Adrien n’ont vécu quecent ans après Germanicas César (a). Indépendamment de l'honneur qu’unPrince se fait en cultivant ’e^ sciences, il donne une haute idée de son carac-tère Sc de sa sagesse. Dans l’âge des plaisirs, dans le rang qui les favorise,l’homme qui cultive son esprit, n’a pas le cœur corrompu ; les paillonsn’y ont point établi leur empire , puisqu’il a le goût des choses utiles : 8ccomme auprès du trône il employa son loisir à l’étude des lettres, fur letrône il n eut été occupé que du bonheur des peuples. Aulsi Germanicus,qui eût fans doute rempli cette espérance , fur-il regretté universellement,& honoré de ces larmes précieuses, qui ne coulent que pour les Rois quifont des hommes.

§. X L I I I.

On cite, fous le régné de Néron , un Andromaque de Crete, premiermédecin de ce Prince, qui inventa des théories des planètes. Nous ignoronsen quoi elles consistoient ; Clavius & Fabricius , qui les citent (b) , nedonnent pas d’autres détails, 5c n’alleguent aucune autorité ancienne 5cpositive. Mais nous avons cité Sén e que, dont les ouvrages philosophiquesrenferment plus d’astronomie, plus de connoiísances & de vues qu’on n’entrouve dans tous les auteurs ensemble depuis Hypparque jusqu’à lui. 11 est:fâcheux que des idées si laines soient gâtées par la croyance à l’astrologiejudiciaire. Le sort des peuples , dit-il, dépend des plus legers mouvemens desplanètes j les succès & les revers arrivent selon la marche d'un astre favorableou contraire [c). Cette influence qu’il accorde aux planètes, il l’étend jus-qu’aux étoiles fixes: les Chaldéens, ajoute-t-il ailleurs, ont connu par obser-vation l’influence des planètes ; mais quelle est la source de l’erreur des prédiclions,st ce n est d’avoir borné à un fi petit nombre d’astres le pouvoir qui s*étend àtous ( d ),

§. X L I V.

Sous le régné de Domitien on trouve un astronome , nommé Agrippa,'qui fit quelques observations dans la Bithynie. Ces observations font citéespar Ptolémée (e). Ménéiaiis fut encore un autre astronome , cité égalementpar Ptolémée (/) , qui observa à Rome dans le même rems. L’un 5c l’autre

(a) Almag. Tom. I, p. 410.

(b) Weidler, p. 171.

(c) De Consolât, ad Marcian. c, 1 Z.

(d) Qutst. natur. II , z L.

(«) Almag. Lib. Vise,},(f) Uid.