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Tome premier.
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5o 4 ÉCLAIRCISSEMENT

observèrent quelques appulses Lc quelques occultations des étoiles par lalune. Menelaiis composa un traité des sphériques en trois livres , qui nousest parvenu, & que le P. Mersene a publié (a). Ce Pere croir que Ptoléméey a pris ce qu’il a donné fur la trigonométrie sphérique dans son Almageste.Ainsi en comptant Hypparque & Théodose , voilà le troisième auteur de cegenre qu’il auroit dû citer. Les deux livres des sphériques de Ménélaiis ontété traduits en latin &c publiés par le P. Mersenne in-4. 0 . à Paris en 1644.

Millœus , géomètre de Rome , selon Augustin Riccius (6) , a fait desobservations des étoiles , & rapporté leur lieu à lecliptique , la premiereannée de Trajan, ou l’an 98,41 ans avant Ptolémée, qui n’a fait qu’ajouter,selon Riccius , z5' aux positions de Millceus. Ce fait n’est cité nulle autrepart. Cependant Riccius fait mention plusieurs fois de ce Millœus ; il rap-porte même une de ses observations de la boréale des trois, qui font aufront du scorpion , étoile qu’il place dans 5 0 5 5' de ce signe. Ptolémée donneen effet 25' de plus, en la plaçant dans 6° 20'. Millœus seroit-il le mêmeque Ménélaiis.

On trouve à la fin du premier, ou au commencement du deuxieme siéclede l’ère chrétienne, le vieux Théon de Smyrne, philosophe platonicien^O11 l’appelle le vieux , pour le distinguer de celui qui commenta l’Alma-geste de Ptolémée , & qui est postérieur. 11 paroît que celui dont il estquestion ici, étoit, ainsi que Ménélaiis, contemporain de Plutarque, puisquece philosophe les introduit comme interlocuteurs dans son livre de sade inorbe lun<&. Théon avoir composé un abrégé des mathématiques en quatrelivres, qui traitoient de l’arithmétique , de la musique, de la géométrie ÔCde l’astronomie. Nous n’avons point ce dernier ; Bouillaud en a retrouvéUU très-petit fragment que nous avons çité (c). Cependant Voisins assura àM. Bouillaud que le traité de l’astronomie existoit en entier à Milan dans labibliothèque Ambroisienne (J). 11 seroit à souhaiter qu'on visitât avec soinles bibliothèques , qui peuvent recéler ces restes précieux de l’antiquité. Si lessciences, dans i’état où elles font aujourd’hui, n’ont rien à y gagner, I’his-toire de l’astronomie y trouveroit peut-être bien des renseignemens utiles.

(a) Synopsis. Mathem. p. 104. (c) Hist, Astron. anc. p. J 3 3.

(J>) Trait, de motu octavesphert t p. } I. (?) W'eidler, p. 175,

ECLAIRCISSEMENT