;ir ÉCLAIRCISSEMENS.
préférable à tout autre ; car ayant une fois admis l’identité des quatre me-sures j le rapport des stades qui les composent est donné ; c’est de ce rapportmcme qu’on doit tirer leur valeur, en prenant pour donné celui des quatrequi a été le plus exactement mesuré, Sc qui est le mieux connu : c’est ceque nous avons fait en prenant le stade alexandrin.
§. VII.
M. d’Anville cite un stade , qui dans un manuscrit de la bibliothèquedu Roi est nommé aspare^e ; il trouve que ce mot est composé de deuxmots persans, qui signifient la carrière d.'une course de cheval [a) ; il est doncsynonyme du mot grec stade : celui-ci n’est que la traduction de l’autre ,qui est certainement l’original : ainsi les stades viennent d’Asie j ainsi l’onne doit point accuser , comme on l’a fait, ceux qui trouvent des stadesdans l’Asie , de transporter dans cette partie du monde les mesures de laGrece; ils ne font que les rapporter à leur origine. Le mot schœne , schoìnos ,selon deux auteurs , Athénée & Callimaque , cités par M. d’Anville , estun terme persan ( b ) ; C e qui confirme notre conjecture , que presque toutesles mesures, qui étoient en usage dans l’antiquité , font originaires d’Asie,
§. VIII.
Nous nous permettons ici quelques détails fur les mesures anciennes Jleurs divisions & leurs rapports , pour prouver que leur base commune estla grande coudée de io, 544 pouces, ou les deux autres coudées qui luiétoient liées par des rapports exacts. Nous allons recueillir quelques passagesd’auteurs qui nous donnent l’idée de ces mesures , & leur déterminationfaite par les modernes , d’après les monumens fubsistans.
Selon Hérodote, cent pas font un stade, ou six arpens , ou six plethres;le pas est de six pieds , ou de quatre coudées ; le pied de quatre palmes,Sc la coudée de six (c). II est impossible de ne pas reconnoître une analogiemarquée entre cette coudée greque & la coudée orientale ; mais en mêmetems on voir qu’il s’agit de la coudée ordinaire, parce qu’elle étoit la feulequi contînt six palmes j la grande en contenoit huit.
Le pied romain a été trouvé de du pied de Paris (d) ; par con-séquent il est de 10,88z pouces, ou de r o pouces 10, 5 96 lignes. Le pied
(<j) Mém. de l’Acad. des Inf. T. XXXI . (c) Hérodote, Llb. II.
p. (d) Frcrct, Mém. del'Acad. des Infcrip,
(6) Mef. itin. p. -o. T. XXIV, p- 447 -
grec