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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSEMENTSc Syene , ce la quinzième partie de la circonférence, on de 14°, la dis-tance rerresre ctant de zoooo stades ; il en résulte que la circonférencede la terre est de jocooo stades (a). Cette mesure est une des quatre dontnous avons montré l’identité ; nous l’artribuons à Postidonius, parce qu’onn’en nomme point fauteur, & qu’il nous paroît difficile qu'une mesure dontle résultat est absolument le même que le sien , une mesure qui n’est citéeque de son teins, Sc dont fauteur est inconnu , ne lui appartienne pas. II ya apparence que ce philosophe astronome , qui sentoit toute f importance& la difficulté d’une pareille entreprise, a vérifié par une nouvelle base de20000 stades , le résultat qu’il avoir obtenu par sa premiere mesure. Nouspensons bien que ces résultats n’étoient pas parfaitement les mèmep , 8î qstePostidonius s’est permis de supprimer de legeres différences pour les faireaccorder. Nous allons plus loin , Sc nous pensons qu’il a fait quelques chzn-gernens pour identifier fa mesure avec celle qu Aristote avoir citée comme1 ouvrage des anciens mathématiciens. Ce sont ces anciens mathématiciens,ces premiers cultivateurs des sciences à qui nous nous sommes efsoreés derestituer la gloire qui leur appartient. Remarquons que la détermination .dePostidonius ctoit fondée fur deux bases , f une de çooo , f autre de 10000stades, c’est à-dire, de 150 & de 600 lieues. Ne doutons point que cesgrandes bases , bien plus étendues que celles de toutes nos mesures mo-dernes , n’ayent mérité la confiance de Ptolémée, Sc ne soient les motifs dela préférence qu’il accorde aux déterminations de ce philosophe. C’est enmême rems la source de leur exactitude.

§. XXIX.

Riccioli (b) objecte à la mesure de la terre ^çbnclue de l’arc de io°intercepté entre Lyfimachie Sc Syene, quç la*position de ces deux villesne donne que 18 degrés de différence de latitude. En effet Syene a 23 050' de latitude, Sc 6 i° de longitude , Lyíîmachie 54 0 ro', Sc 41 0 30" delatitude. Mais Ptolémée avertit que, pour mesurer la terre, il n’est pasnécessaire que la distance des villes soit dans un méridien , pourvu qu’ellesoit dans un grand cercle. Après avoir expliqué la méthode de la distancedes villes, placées fous le même méridien , il ajoute : quod ver'o eûawjinon per polos capiamus circulum eum qui per dimensum interyallum duciíur ,sed per quemlibet è maximis poffic id quod propojìtum ejî ojlendi , obfervatis

{a) Cléoi^edc, Cyúica Theoria,'L. I, c. 11. (b) Geogr. rçfor, p. 141.

XXX ij