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Tome premier.
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543
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ÉCLAIRCISSEMENT 545

©ù la lune est; plus boréale que le soleil, Sc où par conséquent étant toujoursplus élevée fur l’horizon, sa parallaxe tend à la rapprocher d u soleil. Pto-lémée calcule la plus grande parallaxe de latitude qu’il trouve de 5 8', Sc ilpourra y avoir éclipse toutes les fois que la latitude de la lune fera moindreque i° 3 1' 10") ce qui répond à une distance au nœud de 17 0 41'. 11 fautdonc que la conjonction vraie du soleil Sc de la lune n’arrive pas à plus de17 0 41' du nœud, Sc la conjonction moyenne à plus de 20° 41', pour qu’ily ait éclipse. Le second cas est celui où la lune étant australe Sc moins clevéeque le soleil, sa parallaxe tend à l’en éloigner; alors les éclipses font plusrares. II peut y avoir même des occaíìons ou la latitude de la lune foienulle , & où il n’y aura point d’éclipfe , parce que fa parallaxe de latitudeexcédera 3 5' 20". Ptolémée a porté l’attention jusqu’à chercher ce qui arri-veroit dans les climats voisins de l’équateur , où la lune ainsi que le soleil,dans leur plus grande élévation, passent au-delà du zénith vers le nord.

Alors la lune D (fig. 28) , quoiqu australe à l’égard du soleil C , tend às’en rapprocher par fa parallaxe , il trouve que dans ce cas la plus grandedistance de la conjonction vraie au nœud est de S° 22', & la distance dela conjonction moyenne de ii°is. Ces déterminations , que les modernesont peu changées (a ), servent encore aujourd’hui de premier essai à ceux quicalculent des éclipses, pour savoir si elles font possibles, Sc s’éviter des calculsinutiles.

Ces apparences de la parallaxe font relatives à la partie septentrionale dela terre. Ptolémée ne parle point de la partie méridionale; à peine croyoit-on qu’elle pût être habitée : du moins les habitans en éroient inconnus , onn’avoit point de commerce avec eux ; Sc l’astronomie ne calculoit les phé-nomènes des éclipses & les variations de la parallaxe que pour ceux quipouvoient être attentifs à les observer.

§. X I I I.

C’est dans les recherches fur les éclipses que Ptolémée, éclairé par l’espritd’examen , a apperçu une précision à laquelle ses instrumens ne pouvoientatteindre , Sc qu’il a dû regarder par conséquent comme négligeable. Nousparlons de la réduction à l’écliptique. Le moment de la conjonction desdeux astres est celui où ils ont la même longitude comptée fur l’éclip-tique, où ils se trouvent dans le même cercle de latitude PDB {fig, 29),

(a) M. de la Lande, Astronomie, arc. 173A.