Ê C L A I R C 1 S S E M E N S. 5.7
Jans nfie table dressée exprès, 8c semblable à celle dont nous avons parlépour les éclipses de lune, la quantité des doigts éclipses , 8c celle de l’inci-dence 8c de la réplétion ; il ajoute à ces deux dernieres quantités une dou-zième partie pour le mouvement du soleil, & il réduit le tout en tetns , àraison du mouvement horaire vrai 8c actuel de la lune.
Cependant Ptolémée n’oublie point de considérer que la parallaxe changecontinuellement pendant la durée de l’éclipse , 8c il montre la maniéré d’yavoir égard, en calculant seffet de la différence de la parallaxe entre le com-mencement , la fin & le milieu de l'éclipse, pour lequel le premier calcul aété fait. Cette méthode perfectionnée est encore suivie aujourd’hui , ôc lefond de la nouvelle est le même que celui de l’ancienne.
§. XVII.
Il examine ensuite la ligne qui joint les centres du soleil & de la lune í8c le sens suivant lequel elle se dirige relativement à l’écliptique & à l’ho-rizon. En établissant la position de cette ligne au moment de la conjonction,il détermine sangle que toutes les autres positions font avec celle-ci, 8cil en donne des tables (a). 11 y a apparence que cet angle, ou plutôt cetteligne , étoit de quelque usage dans l’astrologie ; car Ptolémée semble savoiren vue dans le traité de judiciis ( b ). On tiroit fans doute des indications ,suivant le point de shorizon que regardoit la partie obscure de la lune.Cet angle 8c certe ligne ne sont d’aucun usage aujourd’hui dans l’astronomie,& ne doivent pas avoir été employés dans Pancienne astronomie, car Ptoléméelui-même ne semble pas y faire grande attention. Cependant Kepler en afait mention , il a donné la méthode pour les observer 8c pour en tirer desrésultats.
§. XVIII.
Nous allons entrer dans quelque détail fur les théories des planètes idans l’hypothèse de Ptolémée j ces détails, cette hypothèse peuvent mériterquelque curiosité, puisqu’ils ont été admis 8c commentés dans presque toutl’univers pendant quatorze siécles.
Ptolémée , réfléchissant fur l’ordre des planètes dans leurs distances, avoitété assez embarrassé des deux plus petites, Vénus 8c Mercure j il remarquoitqu’elles n’avoient point de parallaxe , cependant il les plaça au-dessous du
(a) Almag. Libro VI, cafit. u, iafi 1 j.
Riccioli, Almag. Tom. I, p. ) i J.(a) Astion. opïic. p. 3606c 407.
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