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Tome premier.
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^4» ÉCLAIRCISSEMENT

soleil. C’est sans fondement que Geber (u) lui reproche de se contredireici, en lui objectant que puisqu’il plaçoit Vénus Sc Mercure au-destous duSoleil , ces deux planètes dévoient avoir une plus grande parallaxe que leSoleil, qui, suivant Ptolémée, en avoit une de près de j'j Sc qu’en partantdes distances de Vénus Sc de Mercure périgées , établies par lui-même, lapremiers dévoie avoir une parallaxe de 3', Sc la seconde une de 7'. 11 estévident que Ptolémée ne pensoic pas que ces planètes manquastènt abso-lument de parallaxe , mais qu’elle étoit insensible par les observations dontnous avons limité la précision à peu près à 5' (£) ; d’autant que, pour qu’ileût pu appercevoir l’efset de la parallaxe, il lui auroit fallu des observationsqui en su tien t affectées , & d’autres qui ne le sussent pas. Or Mercure, quis’cleve tres-peu fur Thorizon , n’est pas dans le cas.

Le point difficile étoit d’expliquer les deux révolutions des planètes tant àl’égard du soleil qu\ì l’égard du zodiaque. Certe entreprise, fi l’on s*en rap-porte à Ptolémée (c), avoir même avant Hy[«parque , exercé la sagacité désmathématiciens astronomes. Nous croyons que Sosigenes pourroir bien êtreun de ceux que Ptolémée avoir en vue (d). Ils avoienr essayé de représenter lesmouvemens des planètes par des hypothèses, d’en dresser des tables, qu’ilsdccoroient du titre magnifique de tables perpétuelles : c’étoient vraisembla-blement des éphémérides 3 mais les 11ns n’ont pu même commencer t lesautres finir la tâche qu’ils s’étoienr imposée. Nous allons exposer la maniérédont Ptolémée s’y est pris pour tirer des observations les dimensions de tousles cercles , dans lesquels il enfermoir les mouvemens des planètes , & desmodifications qu’il fut quelquefois obligé de faire à cette hypothèse généralepour satisfaire à toutes les apparences.

§. XIX.

Nous commencerons , comme Ptolémée lui-même , par Mercure; on nepeut le voir que lorfqu’il s’écarte du Soleil, Sc ce font ces digressions, Scsur-tout les plus grandes qu’il est utile d’observer. Ces digressions , selonlui , étoient produites par le mouvement dans l’épicycle. 11 en suivit cons-tamment l’ohservation , Sc il remarqua que les plus grandes de ces digressions,n’ctoient pas toujours égaies , ce qu’il attribua au mouvement dans Fexcen-trique. Parmi ces plus grandes digressions inégales , il choisit la plus grande

C' 7 ) Gcbcri, Comment in Aim :g. (b) Supra , p. 4(7.

Rucciol» , A Image. Tome I, page ( c) ALriag. Lib. IX, c.

454* (O Supra j p. 49 ;,.

x.