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Tome premier.
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551
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ÉCLAIRCISSEMENT 5;,

íe rayon de l’épicycle en contient ìz i, le rayon du petit cercle j , 5c ladistance B H 3 (-7).

La théorie de Vénus doit avoir beaucoup de ressemblance avec cellle deMercure. Cependant il y a une différence très-sensible , c est celle de leursexcentricités propres. Celle de Mercure est fort grande, celle de Venuis estfort petite ; aussi Ptolémée reconnut-il qu’il pouvoir se passer du petit cercleC K. H N. 11 ne tient pas compte de l’excentricité de Vénus; que les obser-vations ne lui firent point appercevoir , & il n’a égard qu a 1 effet de 1 excen-tricité de la terre, mais en l’attribuant à l’orbite de Vénus. Voici commentil s’y prit pour la trouver : après avoir déterminé , comme dans la théoriede Mercure {fig. 33), les points H & K, apogée & périgée , il choisit (é)deux observations des plus grandes digressions, l une orientale, l’autre occi-dentale , faites lorsque le centre de l’épicycle ou le soleil, qui a le mêmemouvement , étoit à 90° de l’apogée. Ces deux digressions ED« , F D ncroient inégales, ôc leur différence »iDí, ou BDC, étoit double del’effet de l’excentricité. De la valeur de cette différence , ou de ce: anglem D n donné par observation , il concluoit le rapport de B C à B D ; ilpartageoit cette excentricité B C en deux parties égales en A, où il plaçoitle centre de l’excentrique, & en C le centre d’un cercle qu’il appeloit lequant,ou le cercle dans lequel les mouvemens étoient égaux en tems égaux.

Le rayon de l’excc-nrrique AH étant de 60 parties, B C étoit de z £ , A Bpar conséqueuî de 1 & le rayon de l’épicycle de 43

§. XXII.

On demandera pourquoi Ptolémée a employé dans cette théorie , ainsique dans toutes les autres , ce cercle nommé équant, qui étoit un cerclepurement fictif &c même inutile, puifqn’il n’avoit qu’à placer le cenire deí'excentrique au lieu où il met le centre de l’équant? Son hypothèse auroicété plus physique ; car enfin son excentrique est physique : la planète portésdans un épicycle , pouvoit le paroitre aussi. Dans un tems où on ne con-noiíïoit point un mécanisme plus simple & plus digne de la nature , onpouvoir croire , que les mouvemens des planètes s'opéroient ainsi MaisPtolémée n’ignoroir pas que cet équant n’existoit point. On peut croire qu’iis’y est déterminé par deux raisons (t), i°, pour .qu’il y eût un point d’où les

(a) Alniag. L: b. XI.

Riccioli Almag. Tom. I, p. 363.

(ô) Almag. L. IX, c.

(c) Riccioli, Almag. T. T, p. 313.