Band 
Tome premier.
Seite
556
JPEG-Download
 

jj'rf ÈCLAIRCÏSSEMENS.

si long-tems inconnue & stérile. Il y a lieu de croire que le moine avoircopié cette figure dans quelque manuscrit plus ancien. On trouve de mêmeà la Chine l’idée d’un long tube destiné à l’observation des astres (u). Nouspensons que l’un & l’aurre ont servi à écarter les rayons latéraux, asm devoir un objet plus distinctement, & que Ptolémée & Hypparque employetentcet instrument à compter les étoiles, & à les distinguer les unes des autres.C’étoit le moyen d’appercevoir les petites étoiles de la sixième grandeur.On fait par expérience que ces tubes, íulTenr-ils même de papier , facilitentla vision {b). On trouve encore l’usage de ce tube dans le dixieme siécle.Gerbert, qui depuis fut Pape , s’ctant retiré vers l’Empereur Othon III,son disciple vint à Magdebourg , où il fit une horloge, après avoir observeI’étoile polaire par le moyen d’un tube (c). Ce tube est très - remarquable;.On a cru faussement qu’il y avoir des verres (d). Depuis que nous avons eucette idee de l’usage des tubes, nous avons trouvé un passage de Geminus (e),qui patent le confirmer : Geminus dit, en parlant du mouvement journalierdes étoiles dans des cercles : Quòd ver'o circularem (mundus) facïat motum , exeo manifefium ejl quòd omnesstelU ex eodem loco orianiur 3 & ln eundem loeunìoccidanr. Pr.ttereà etìam per dioptra omnes JielU speclata videntur circularemmotum ïn totâ circumduclione dioptrorum. I e dioptra inventé par Hypparque (/)croie un angle formé par deux réglés, & destiné à embrasser le diamètre desastres pour le mesurer; ce n’est pas cet instrument que Geminus avoir envue. On tire de ce passage deux conclusions importantes , l’une que lesanciens se servoient de longs tubes pour regarder & compter les étoiles ;per dioptra omnes JielU fpeclatdt : l’autre que ces tubes étoient attachés fansdoute fur des armilles équatoriales, pour suivre le mouvement journalierdes étoiles , in totâ circumduclione dioptrorum : le nom de ce long tuyau étoicdioptra ; ce qui indique bien son objet, puisque ce mot en grec signifievoir à travers. Ce tuyau servoit peut-être aussi à l’observation des éclipsesde lune.

§. XXV I.

Ces 1018 étoiles sont partagées, en r 6 de lapremiere grandeur, 4<? de ía

d'Egypte , au moyen duquel on voyoit lesvaisseaux en mer à 60, ou même à 600milles; mais tout cela est obscur, & n'anulle autorité (Hist. Acad. Inscri. Tom. I,p. iii.)

(a) Hist. Astron. anc. p. z y a.

(í)Transac. philos, aim. iLLî, n"' 37k )?-

( c) Hist. lit. de la France, T. VI, a la fin.(d) Mém. Acad. Inscr. T. XX, p. 450.(e ) Geminus, C. X, Uranologion , p. 4X.(/) Suprà, p. 47-,