É C L A 1 R C I S S E M E N S.seconde, 208 de la troisième, 474 de la quatrième, 217 c.e la cinquième,50 de la sixième , 9 obscures , 5 nébuleuses , fans compter la Chevelure deBérénice , qui contenoit une étoile claire & deux obscures. Nous ne savonspoint ce que Ptolémée entendoit par ces étoiles obscures ; mais il est assezsingulier que les anciens ayent pu distinguer ces 5 nébuleuses à la vue simple.II faut remarquer qu’cntre les nébuleuses il y en a de trois especes : cellesqui ont une apparence blanchâtre 3 c lumineuse , semblable à la voie lactée ;celles qui font formées d’un amas d’éroiles j enfin celles qui font mixtes Sctiennent à l’une 3 c à l’autre de ces especes. Parmi les nébuleuses du cata-logue cle Ptolémce, il y en a deux qui font des deux dernieres especes. Lanébuleuse de l’Ecrevisse , depuis'la découverte des lune tes, a été reconnuepour un amas d'étoiles. La nébuleuse d’Orion est un espace blanchâtre allezconsidérable , dans lequel on distingue 7 petites étoiles ( a ). II est assez simpleque ces deux nébuleuses ayent été apperçues ; la lumière des petices étoilesréunies les fait appercevoir j mais les trois autres font étonnantes. Lanébuleuse de Perlée est marquée comme telle dans les catalogues d’Ulug-Beg , de Tycho & du prince de Hesse ; mais on la retrouve , comme unesimple étoile de la sixième ou septieme grandeur , dans les cataloguesd’Hévélius Sc de Flamsteed : diminueroit-elle , auroit-elle perdu fa nébu-losité depuis Hypparque & Ptolémce, ou bien n’est-ce simplement qu’uneerreur de leur vue ? La nébuleuse marquée entre les informes du Scorpion,ne se trouve dans aucun autre catalogue , excepté dans celui d’Ulug-Reg.Dans le catalogue britannique , on trouve deux étoiles , qui font à lapointe de la queue du Scorpion , marquées v , l’une de la troisième ,I’autre de la quatrième grandeur. On aura pris les deux étoiles réuniespour une nébuleuse, ou bien il faut que la nébuleuse ait disparu; maisla plus étonnante c’est la nébuleuse que Ptolémée marque comme doubledans l’ceil du Sagittaire , &c qui l’est en effet dans le catalogue britannique.Ces nébuleuses y font marquées de la cinquième 3 c sixième grandeurs.Quelle étoit donc la transparence de Pair dans ces climats favorables àl’astronomie, transparence qui laissoit appercevoir à l’œil nud une nébuleusede la sixième grandeur? Peut-être austì ces nébuleuses étoient- elles alorsplus grandes Sc plus visibles. M. de Mairan a soupçonné que ces changemensétoient possibles (é).
(a) Lalande Astron. an. 837. Mémoires de l’Académrc des Sciences,
(A) Aurore botéale, p. 262, * 75 - » P- 465-