ECLAIRCISSEMENS. 597
mention d’un manuscrit d’Alsuphi , intitulé liber de loch Jlellarum fixarumcum imaginibusfuis verificatis , qui est sans doute l’ouvrage dont nous venonsde parler, dont quelques extraits, dit-il (a), ont vu le jour ; mais il ne ditp is où.Ce catalogue est: cité par Ulug-Beg (é).M. Bernard en rapporte quelquespositions (c) ; il est pour l’an 964 : 011 y voit que cet astronome n’a faitqu’ajouter 1 1° 40' aux positions de Ptolémée, pour les réduire à son tems.M. Bernard remarque qu’il s’accorde avec Ptolémce pour la latitude 5 maisil s’accorde avec lui en tout, puisqu’il l’a copié sur tout. Il en résulte qu’ilfaisoit le mouvement des fixes de i° en 66 ans , comme Albategnius. IIobserva l’obliquité de l’écliptique, qu’il trouva auíïï de 23 0 35' (d).
Dans l’ouvrage d’Alsuphi, les constellations font dans le même ordre quedans celui de Ptolémée & d’Ulug-Beg. 11 y manque la Couronne australe ;mais on y trouve de plus trois constellations entre Andromede & le Triangle ;savoir , Andromede avec un poilson devant elle, la même debout fur unautre poilson , & un Cheval. On y trouve la longitude ôí la latitude desétoiles : il comprend 1 16 pages in-folio (c).
§. XXII.
Il semble que l’astronomie ait été cultivée en Egypte sur la fin du dixiemefiecle, selon d’Herbelot (/); on voit qu’il y avoit alors au Caire l’observa-toire de Hakem, sultan d’Egypte. On trouve encore un catalogue d’étoilescité par Edouard Bernard (g), qui en rapporte quelques positions tirées destables hakimites d’un certain Johanides. Ces positions appartiennent à l’an996 3 c’est le tems du régné de Hakem (h). Le catalogue ne paroît pasune réduction de celui de Ptolémée. En comparant les positions des étoilesaux positions de Ptolémée, on trouveroit i° en 53 ans. Les astronomesque le calife Sharfauddaula chargea de veiller à l’obfervation des sept pla-nètes , étoient Ahmed- ebn-Mohamed-al-Saghani, & Vaiian-ebn-Sahel. IIparoît que ces astronomes observèrent des solstices Sc des équinoxes. Vaiianlaissa un détail des observations qu’il avoit faites , ou dont il avoit ététémoin (i).
(a) Weidler , p. 112.
(b) In p raf. Tubul. Ulug-Beg.
(c ) Transactions philos, abrégé , 1 , 1 ,p. 144-
(d) lbii, N°. 163 , p. ifii.
( e) M. Nicburh, Desc. de 1 ‘Arabie, p. 10},(/) Biblioth. orient, p. 934.
( g ) Trans. phil abrégé, T. I, p. 243.
(A) Biblioth. orient, p. 411.
D) Abulpharage, p. 1x7,