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Tome premier.
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6 i 6 ÉCLAIRCISSEMENT

II est certain que des étrangers du royaume Yu-tfe apprirent aux Chinoisl'usage du loheou , du kirou , du po 5 c du ki : loheou & kitou font les nœudsde la lune, po est son apogée, Sc le ki est un cycle de r 8 aus solaires,absolument semblable au nôtre. Ce cycle n’a point été connu à Alexandrie.Ces notions étoient dans une astronomie appelée kieou-rche ; l’an 7 18, ellefut traduite en chinois par un astronome nommé Kittan : on y trouve unmois synodiquc lunaire de 19' u h 44' qui ne différé du nôtre que deOn y voit que le cercle ctoit divisé en 360°, Sc le degré en 60'; le zodiaquepartagé en douze parties, chacune de $o°. Un autre bonze nommé Pou-kong , apprit aux Chinois les noms de Belier, de Taureau , Lee. que nousdonnons aux signes du zodiaque ( a ).

Dans cette astronomie Kieou-tche il y a une chose remarquable. Nousavons dit que les Arabes partageoient Tannée en six saisons (é) ; on lit icique deux lunes font un tems, Sc six tems une année [c). Voilà donc lemême partage , & un exemple des années de deux mois connues en Egypte,Tout cela indique une source commune. Si ce sont les étrangçrs venus àla Chine , qui y ont porté cette division , il est clair qu’elle appartenoit àune ancienne astronomie , Sc qu’elle avoic été conservée par ceux qui lacommuniquèrent, Arabes ou autres. A cette époque , les ouvrages des Grecsd'Alexandrie n’avoient point encore pénétré dans TA sis , Sc tout ce qui s’y;trouvoit alors d’astronomie , étoient les restes de i’antiquité.

§. XIII.

Tsou-chong , vers Tan 460 , observa quelques solstices : il détermina lemouvement des étoiles d’un degré en moins de 4 6 ans, Sc il se trompa commeles autres , par une mauvaise interprétation du Chou-king. Il reconnueque Tétoile polaire, qu’on avoir crue jusques-là immobile au pôle, avoir,comme les autres, un mouvement d’orient en occident autour de ce point ;il affuroit qu’elle n’en étoit éloignée que d’un degré. Le préjugé de l’immo-bilité de Tétoile polaire venoit de ce qu’en effet on avoit remarqué, 3 000 ansauparavant, une belle étoile immobile au pôle ; nous en avons parlé. LesChinois n’y avoient pas songé davantage. Mais quand Tsou- chong ditque Tétoile polaire avoit un mouvement, ce n’étoit plus la même étoile ;ce n’étoit point non plus Tétoile de la queue de la petite Ourse, que nous

(<0 Souciet, Observations, &c. T. II,p. 111.

(í) Ibld. p. Il J.

(c) Supra , p. II 6.