16 HISTOIRE.
le chemin que la lumière parcourt jusqu’à nous, influoit furla réfraction, comme fi le rayon se détournoit de sa route àproportion de son astoiblissement. Képler montra que la lumièresorte 6c foible íuivoit la même route. Aux confins de notreatmosphère les obstacles font les mêmes pour la lumière voisine,6c pour la lumière éloignée ; en entrant dans notre mondeterrestre, elle est sujette aux mêmes loix, 6c elle ne conserved’autre caractère de la distance que la diminution de sonéclat.
Ces connoiíTances étoient étendues par des vues aster fines.Rothman prévoyoit que la réfraction ne devoir pas être cons-tante dans le même lieu (a) : elle devoir être différente dansles différentes saisons , 6c à raison d’un air plus ou moinschargé de vapeurs. Tycho foupçonnoit que la constitution dursol, qui éleve ces exhalaisons, devoir faire varier la réfractiondans les climats divers : ces vues étoient jetées comme l’objetdes recherches futures ; elles ont été confirmées par les travauxdes modernes.
§. XII.
Un phénomène, observé du rems même de Képler, luiconfirma que la réfraction n’étoit pas la même fur toute laface de la terre ( b). Tandis que les Portugais 6c les Espagnolsse disputoient l’empire des Indes 6c ses richesses, 6c s’attri-buoient exclusivement la route par le cap de Bonne-Eípérance,les Hollandois , commerçans actifs , cherchoient par le nordune route plus paisible vers les contrées, qui produisent le thé6c les épiceries. Barentz , en 1596, se proposa de la découvrir ;ij s’avança avec hardiesse vers ce pôle , qui est aujourd’hui
(íj) Paralip. ad Vitel. p. 137.
(í) Ièid. p. 138.
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