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Tome second.
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189
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 189

les comètes, formées comme les planètes, voyagent de tour-billon en tourbillon, 6c fe montrent, suivant Descartes, pourdifparoître bientôt, 6c ne plus fe remontrer.

tz. X.

C’ e s t par le même mécanisme que Descartes, revenu furla terre, explique les mouvemens terrestres , 6c les lie auxgrands mouvemens du ciel; il ne vit dans tout les corps musqu’un effort pour s’éloigner du centre, il admit la légèretéplutôt que la pesanteur. Les corps ne font pefans , n’ont unetendance vers le centre de la terre, que parce qu’ils font privésde force centrifuge. Les parties du fluide environnant, quien ont beaucoup , pressées de s’éloigner, fe divisent, fe dé-tournent , Sc les corps tombent en prenant leur place. Lescorps ne parodient donc pefans que parce qu’ils font environnésde corps plus legers ; ils ne tombent que parce que les autress’élevent. Telle est, dans la pensée de Descartes, l’explication desphénomènes de la pesanteur, 6c celle du mouvement des corpscélestes. Cette explication avoit quelque chose de séduisant ;on n’avoit rien alors ni de plus vraisemblable , ni de mieuxordonné. Tout est produit par le mouvement d’un fluide; lesplanètes font entraînées , assujetties par son cours ; les corpsfe précipitent autour de nous par l’agitation du même fluide.Les phénomènes du ciel 6c ceux de la terre ramenés aux mêmesloix , aux mêmes causes , étoient une belle découverte, Sc lefruit d’une grande entreprise. On y retrouvoit une unité devues, une simplicité de moyens que les hommes ont toujoursregardée comme le caractère de la nature. Le ciel matériel ,peuplé d’astres 6c d’étoiles, cessait d’être la demeure de corpsdivins 6c éternels, qui joignoient à l’avantage de la durée Sc dela constance une supériorité d'intelligence fur l’efpece humaine.