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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 199

infiniment près des premiers, Sc successivement tous les rayonstransmis par la surface du verre, s’assemblent dans un très-petit espace nommé U foyer . Dans cet espace il se forme uneiuite de petites images, placées les unes devant les autres , queTon ne peut distinguer séparément, Le qui concourent toutesà la distinction de la vue : mais elles y contribuent d’autantplus qu’elles font plus près les unes des autres ; Le fi elles pou-voient être serrées , réunies en un seul point, on auroit laplus grande netteté possible. Descartes voyant que la figurecirculaire donnée aux verres , ne procuroit pas cette réunionparfaite , chercha par la géométrie quelle seroit la courburequ’il falloir leur faire prendre ; il trouva que des surfaces aux-quelles on donneroit une forme elliptique ou hyperbolique ,réuniroient exactement tous les rayons dans un de leurs foyers 1ce foyer ne seroit donc exactement qu’un point (<3). Descartesremédioit, du moins dans la tliéorie , à cet inconvénient descourbures circulaires de donner au foyer une certaine étenduequ’on nomme l’aberration de sphéricité. Mais outre que cetteaberration est le moindre des défauts qui ont borné long-temsles progrès de l’optique, il étoit très~difficile de faire prendreexactement cette forme d’ellypse ou d’hyperbole aux verresoptiques ; à Paris un fabricateur d’instrumens,. nommé Perrier,dirigé par Descartes, ne put jamais y réussir j des artistes Hol-landois y échouèrent..

O11 travaille les verres optiques en frottant par un mou-vement en rond un petit verre plan fur un plus grand ; on placeentre deux,, pour les user, une poudre de mine de fer très-dure,.nommée émeril : le petit verre prend une forme convexe , en-donnant au plus grand une forme concave ^ mais le frottement.

Dioptricjuc , Discours VIII.