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Tome second.
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HISTOIRE

circulaire, toujours le même, les rend toutes deux sphériquesLe semblables. Comme la courbure elliptique Lc hyperboliquen’est pas si simple que celle du cercle, il faut un mouvementsans cesse varié ; ce mouvement ne peut être imprimé que patune machine , 6c il faut quelle soit compliquée (u). Quoiqueie mouvement circulaire soit plus simple, on -n'emploie gueresles machines pour tailler les verres sphériques , le mouvementmachinal de la main en rond paroît préférable; l’homme, quandil se dépouille de la pensée, quand il daigne se plier à la rou-tine Lc à l’habitude mécanique, est à la longue la meilleure 6cla plus exacte des machines. Defcartes se vit donc obligé ,comme ceux qui Pont tenté depuis lui (b) , de renoncer à sesespérances. Elles étoient grandes, car il penfoit que ces verresauroient pu faire découvrir les plus petits objets dans la lune ,•& des objets cels que des animaux , si cette planète en contientréellement (c) ; il appeloit Poptique La science des miracles {d).Quoique Part des lunettes ne nous ait pas fait voir d’animauxdans la lune, 6c soit loin de nous en donner Pespérance ; cesparoles font une espece de prophétie, il semble qu’il ait devinénos progrès, 6c ceux qu’on peut faire encore,

Z. XVII.

Descartes voyagea beaucoup, 6c dans toute PEurope,mais si, comme Ulysse, il a vu tant de villes 6c tant de peuplesdivers , il paroît que ce fut plutôt pour connoître les hommes,^our les observer comme on observe les plantes 6c les miné-raux , que pour s’instruire avec eux. Defcartes étoit un profondpenseur, il a passé sir vie dans la solitude ; seul par une retraite

(a) Dioptrique, Discours X. (c) Lettre de Defcartes à M. Ferrier ,

(b) Histoire des Mathématiques, T. II, T. VI, p. 406.

p. 100. ( d ) lii-d. p. 411.

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