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Tome second.
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£>E L’ASÎRONOMIE MODERNE. M9

ïe nombre des vibrations accomplies ; il sentit enfin la possi-bilité d’appliquer le pendule aux horloges. Huygens n’avoitalors que vingt-íèpt ans ; pour un homme supérieur , & quiest dans la force de sage Sc du génie, la possibilité de l'in-vention est l’invention même. Voici comment il s’y prit,il emprunta l’idée des palettes du balancier (a), lesquelles,en s’engrenant alternativement dans les dents d’une roue ,servent à retarder la descente du poids, moteur des horlogesqu’Huygens avoir fous les yeux. II appliqua ces palettes à l’ex-trémité supérieure du pendule , il les fit engrainer de mêmedans les dents d’une roue. Le mouvement de la roue se con-forme à celui du pendule, une dent échappe à chaque vibra-tion ; Se comme les vibrations font toujours égales , les pas dela roue font toujours uniformes. Galilée s’étoit contenté deremarquer l'ifochronisme du pendule, il savoir employé pourmesurer de très petites durées, fans s’embarrasser en combiende tems chaque vibration étoit accomplie. II savoit cependantque ce tems étoit d’autant plus court que le pendule étoitmoins long. Huygens détermina quelle longueur il falloir luidonner pour que chaque vibration fut d’une durée, déjà adoptéepour mesure du tems , telle qu’une seconde , la <ÍQ e partied’une minute, la 3600 e partie d’une heure, Se cette longueurqui force le pendule à battre les secondes, est de trois pieds,huit lignes Le demie. Chaque vibration , chaque pas de laroue s’accomplit donc en une seconde , Le le cadran , qui parle moyen du rouage montre le nombre des pas de la roue ,montre aussi le nombre des heures, des minutes Le des secondesécoulées. Cette invention remédioit en même tems à la secondedifficulté qui avoir empêché l'u sage du pendule j car dans cette

(--) Supra , Tona. I, p. }ii.

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