DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i95
méthode. Ils montrent l’insiuence qu’un homme peut avoirfur les íìecles par une feule idée ; s’ils font nés en partie duhasard qui donna les lunettes, ils íont évidemment les fruitsdu génie d’Huygens , qui appliqua le pendule aux horloges.
§. X I.
L’Astronome détermine ainsi le lieu de tous les astresdans le ciel, des étoiles comme des planètes ; il compare lespolirions observées par lui de ces étoiles fixes aux positionsjadis observées : il reconnoît, il mesure le mouvement parlequel elles s’avancent toutes ensemble le long de l’écliptique.Mais ce mouvement , qui n’est qu’une apparence , ne leur ap-partient pas ; quelle que soit la cause , ce font les points deséquinoxes Le des solstices qui rétrogradent. La longitude estcomptée de ces points: Le lorfqu’ils reculent, la íphere célesteavec tous fes cercles, semble tourner íur ellc-méme autour despôles de l’écliptique; Le les étoiles, préciíément parce qu’ellesfont immobiles , semblent avancer le long de ce cercle. Par cescomparaisons on s'a p perçoit encore que les latitudes des étoilesont changé depuis Hypparque, Le que l’écliptique a baillé peurRapprocher de l’équateur.
Les méthodes, que nous avons décrites pour déterminer le lieudes astres, ne íont pas les feules dont l’industrie humaine fe soitmise en polìelhon.Les astres, par leurs rencontres nous éclairentfur leur mouvement même. Des deux mouvemens le mieux connuaide à connoître celui qui lest moins, Les plus remarquables deces rencontres íont les écliples, qui arrivent toutes les fois quela lune couvre le loled pour le dérober à nos yeux , ou qu’elles’y dérobe elle-même, en íe plongeant dans l’ombre de laterre. Dans le premier cas, il est un instant où la lune avec