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Tome second.
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z;6 HISTOIRE

recommandable comme nouvelle, elle étoit du moins précieusepar son exactitude. Quoique LAcadémie ne pensât pas qu’unesemblable mesure eût déjà été perdue, elle sentoit que tout estpossible au tems , il produit d’une main &.détruit de l’autre ;tout jûsqu’à la vérité ne sort de ses abîmes que pour y rentrermais nous lui résistons, Se nous nous efforçons de mettre nosœuvres à l’abri de ses outrages. L’Académie voyoit que la valeurdes stades employés dans les anciennes mesures, étoit inconnue,ou au moins incertaine; cet exemple annonce ce qui peut arriverun jour à nos mesures actuelles. Les mesures des peuples étoiencdifférentes , elles étoient fans cesse altérées ou changées parLu sage ; on pensa qu’une mesure prise dans la nature, par con-séquent toujours la même, toujours facile à retrouver, pourroicdevenir générale Se éternelle. Envain les anciens ont eu leurcoudée prise dans la stature de Lhomme , les tailles varient, lescauses physiques les font dégénérer, Sc ce type est trop mobile.La toile Se la lieue étoient à la vérité fixées par la melure de laterre, mais il eut été nécessaire de la mesurer de nouveau pourles retrouver ; on avoit plutôt besoin que ces longueurs itiné-raires servissent à retrouver toujours L étendue de la circonfé-rence du globe : on pensa que la longueur du pendule qui bat'les secondes devoir être cette mesure universelle Sc constante.Quiconque réglera un pendule a secondes fur le moyen mouvementdu soleil , disoit M. de Fontenelle , retrouvera la même lon-gueur (a). Mais tout ce qui est physique est sujet à l’altérationSe au changement, Picard avoit observé que les horloges àpendules retardent en été Sc avancent en hiver : elles retardentparce que le pendule s’alonge par la chaleur, Se met plus detems à chaque vibration ; elles avancent par une raison con-

(a) de i’Acad, de» Sckaçcs, Tome I, p. t< & ij.