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Tome second.
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HISTOIRE

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sures qu’ils avoient établi nous manque encore; la confusion,l’incertitude des mesures présentes font l’empreinte de nos divi-sions 6c de notre ancienne barbarie.

§. XII.

Nous disons qu’on soupçonnoit une inégalité dans la lon-gueur du pendule; en effet Picard parle de quelques expériencesfaites à Londres, à Lyon 6c à Bologne en Italie, d’où on pouvoirconclure que les pendules doivent être plus courts à meíurequ on avance vers l’équateur. Cette conjecture naquit dans lesassemblées de l’Académie ; on y dit que supposé Le mouvementde la terre , les poids devroient descendre avec moins de forcefous l’équateur que fous les pôles ( a ). Descartes. avoir montréque tout mouvement circulaire produit une force centrifuge.Or le mouvement diurne de la terre fur elle-même est circulaire;il en doit résulter une force qui tend à éloigner les corps ducentre du globe , 6c qui les en éloigneroit s’ils n’étoient pasenchaînés par la pesanteur, si cette force ne détruisoit pas laforce centrifuge. Mais on ne détruit l’effet d’une t or ce que parune autre force, ou par une portion de force employée à ladétruire ; la pesanteur perdoit donc une portion de sa force parle mouvement de la terre; les corps tomboient donc moinsvîte qu’ils ne feroient si la terre étoít en repos : aux pôles quifont immobiles , aux pôles qui n’ont pas plus de mouvementque si la terre elle-même étoit immobile, la pesanteur doitavoir toute son action ; il n’y a ni mouvement circulaire , niforce centrifuge, 6c les corps libres d’obéir à toute leur pesan-teur , doivent y tomber plus vîte 6c avec plus de force que fousl’équateur, où le mouvement circulaire étant plus grand , plus

(<j) Mesure de la terre par Picard , art. IV.