3 Go HISTOIRE
k l’astre qui l’envoie ; Sc que comme cette atmosphère nousenveloppe de toutes parts , la réfraction s’étend jusqu’au zénithoù elle celle , parce que le rayon devient perpendiculaire. Onétoit partagé entre ces deux astronomes. Caílìni avoit trop dejustesse dans l’esprit pour ne pas adopter ces vues de Képler :mais quels que soient les égards dûs au génie , les vues ne fontpas toujours des vérités ; c’est l’obfervation qui en décide ; c està ce tribunal que la vérité se fait reconnoître. On peut mêmeremarquer que plus les hommes ont de moyens pc*ir approcherde la précision, plus ils deviennent difficiles. Les conjecturesne doivent jamais servir que de supplément aux faits ; elles nedoivent commencer qu’au terme où l’observation est forcée de.s’arrêter. Des organes plus exercés, des instrumens plus sen-sibles avoient étendu l’empire de Inobservation, elle pouvoirpénétrer plus profondément dans les choses : Caíiini sentit qu’ilfalloit la consulter. Mais on avoir besoin dune méthode, celleque nous avons décrite (u), celle qu’on avoir íuivie juiqu’aiorsavoit trompé Tycho ; elle consistoit à observer une infinité dehauteurs différentes du soleil Sc des étoiles , pour les compareraux hauteurs vraies Sc calculées. Ces différences donnent, pourchaque degré de hauteur , l’effet de la réfraction , qui diminuedepuis l’horizon jusquau zénith : c’est en suivant ainsi pas à pasfa diminution que Tycho s’égara. Les instrumens n’ont jamaisqu’un certain degré de perfection 8c une puissance limitée. .Quand Tycho eût atteint les limites des siens, quand il futarrivé à des quantités trop petites pour être saisies par ses ins-trumens , il crut que la réfraction avoit cessé , Lc quelle étoitnulle à quarante-cinq degrés. Cette méthode de déterminersuccessivement la réfraction par expérience , a un grand incon-
(a) Supra , page j oo.
vénient