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Tome second.
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DE ^ASTRONOMIE MODERNE. z6i

vénient ; c’est que nous mettons partout nos erreurs; c’est queces erreurs font variables comme notre attention, 8c commela finesse de uos sens. Ce n’est pas ainfi que les astronomes s’yprennent pour déterminer les inégalités du mouvement desplanètes ; ils saisissent une ou deux circonstances où cette iné-galité est la plus sensible , ils établissent le principe qui la réglé,êc ils déduisent les plus petites de la plus grande. Si quelqueerreur de nos sens affecte les déterminations fondamentales ,du moins les erreurs qui en résultent lur l’ensemble des iné-galités font uniformes 6c proportionnées à ces inégalités , leserreurs diminuent comme elles. Cassini vit l’avantage de cetteméthode , 8c il l’appliqua tout de fuite aux réfractions ( a ) ; ilne voulut employer, pour les déterminer toutes, que deuxobservations : il n’en faut pas davantage en effet. Le rayon delumière s’est plié en entrant dans l’atmosphere ; si nous voulonsétablir la théorie de la réfraction , il faut fil vois dê combien lerayon s’est plié , 8c à quelle hauteur ce changement est arrivé :cette hauteur est celle qui atteint les bornes de notre atmos-phère réfractive. Quand une cause est unique 6c constante ,chaque effet porte son empreinte , elle peut être mesurée &connue par un seul effet, par une observation. Mais lorsquedeux causes agiffent à la fois 6c se compliquent, les effets portentune double empreinte ; on a besoin de deux observations dansdes circonstances différentes , pour appercevoir chaque em -p rein te séparée, pour démêler les effets particuliers , mais com-binés des deux causes. Or les causes de la réfraction font cons-tantes : tout nous porte à croire, ou du moins nous permet desupposer que la hauteur de l’air ne change pas sensiblement ; 6c

(a) Dom. Cassini avoir fait ce travail enItalie, & des 16 61 ; ses tables des réfractioijs

Tome II.

surent imprimées la méme année, à la fuitedxs éphcméridçs de Malvasia.

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