HISTOIRE.
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plus que de choisir la méthode. Celle dont on peut se servir dansun même lieu , qui prescrit d’observer l’astre fort bas, lorsque laparallaxe est: très-grande , 6c fort haut lorlqu’elle est: presquenulle (a ), a l’inconvénient que la petite parallaxe de Mars peutse confondre dans l’erreur des observations, 6c se mêler près del’horizon avec les grandes réfractions , toujours un peu incer-taines , 6c souvent variables. La séparation devient difficile ; ilvaut mieux se servir d’une méthode semblable à celle que Tychoemploya pour trouver la parallaxe de la comete de 1577 ; elleconsiste à observer dans deux lieux éloignés fur le globe , 6c aumême instant (<$), la distance de Mars à une étoile convenuequi en soit fort près , afin que les réfractions soient les mêmespour Mars 6c pour l’étoile. Cette distance ne fera pas vue lamême dans les deux lieux, Sc la différence est l’effet de la paral-laxe de Mars. Si l’incertitude de la longueur du pendule, 6ccelle des rétractions exigeoient qu’on allât interroger le ciel fousl’équateur, cette grande question de la distance du Soleil de-mandoit auffi un voyage ; il falloir qu'un observateur allât faireloin de nous, à une grande distance fur le globe, des obser-vations correspondantes à celles qu’on feroit à Paris 6c dans lesautres observatoires de l’Europe.
§. XVI.
U n des membres de l’Académie, Riches, se dévoua pouraller éclairer les doutes de l'Académie, 6c remplir les vues deDominique Casiini. Louis XIV venoit de reprendre la possessionde l’île de Caïenne ; cette île n’est éloignée que de cinq degrés
(<0 Supra, Tom. I, p. 95 .
(é) Ces observations se son: ordinaire-ment au méridien. Quand le méridien est1e même, elks se font au mème instant.
Quand les méridiens font différens , ontient compte du mouvement propre de Marsdans l'intervalle du passage d un méridienà l’autrc.