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Tome second.
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DE ^ASTRONOMIE MODERNE. 3 tf 7

de l’équateur, elle ossroit donc un poste convenable pour lescelaircistemens deíirés. Le Roi, sensible à conte efpece de gloire,donna ses ordres pour les facilités & les dépenses du voyage,l’Académie & Dominique Caísini fournirent les instructionsnécessaires , Sc Richer mit à cette entreprise le zele que mé-ritent l’importance des questions. II falloir en ester du zele ,car il alla passer plus d’une année dans un climat mal sain ; iln’en revint que malade : Mentisse, chargé de l’aider dans sesobservations, y mourut (a). Mais Richer remplit dignement siimission ; parti en 1672 , il revint en 1673 , rapportant des con-noissances utiles Le une découverte importante. Ces dangers ,associés aux travaux paisibles de l’esprit, prouvent que la curio-sité humaine a son courage comme l’honneur. La gloire dessciences est donc justement acquise , Le par les succès du génie,Le souvent par ce qu’ils coûtent.

On peur juger avec quelle impatience ce retour fut attendu,Le de l’Académie qui s’occupoit du progrès des sciences, Le deDominique Caísini, à qui ces progrès dévoient être principa-lement dûs. Richer étoit l’oracle qui alloit prononcer. Caísinifavoit interroger le ciel , il eut preíque toujours des réponsesfavorables.

H. XVII.

Les réponses ne furent pas à la vérité décisives pour la paral-laxe de Mars , la quantité trop petite ne put être déterminéepar les observations. La distance de Mars à l’étoile convenueparut la même à Paris Lc à Caïenne ; mais ce que l’astronomieavoit particulièrement gagné dans ses progrès, ôc fur tout parses nouveaux instrumens , c’étoit la possibilité d’estimer leserreurs. Cette observation, regardée comme bonne Lc prise à

(a) Mcm, dcl’Acad. desSçicn. Toia. I, pag. i©j, m.