DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 44ï
quatre-vingt-seize millième partie de la circonférence d’uncercle est un espace insensible dans le ciel , même quandcet espace est étendu par le grossissement de nos lunettes, Scmesuré sur nos plus grands instrumens. On a vu (a) que laparallaxe 'de Mars, estimée d’environ 25 secondes, ne s’étoitpoint manifestée d’une maniéré certaine par les observations.Mais cet espace d’une seconde, qui n’est rien dans le ciel pournotre vue, peut s’augmenter 6c se rendre sensible par seseffets ; c’est au génie de l’homme à en prévoir les occasions.On peut applaudir à l’esprit humain qui s’est assujetti l’univers;aucune chose ne lui échappe Sc de ce qui est infiniment grand& de ce qui est infiniment petit! Les extrémités de la naturene nous étonnent pas, nous avons trouvé l’art de l’opposêr àelle-même dans ses excès. La lumière se meut avec une vitessepresque infinie, elle paroi t instantanée, l’homme se transporteaux deux extrémités de son orbe, Sc ce tems, infiniment petit,est forcé de se dévoiler par un espace infiniment grand. Lesparallaxes du Soleil Sc de Vénus , font d’une petitesse qui serefuse au tact des instrumens, l’homme attend que la natureait amené elle-même Vénus fur le Soleil ; la planète parcourtavec lenteur fa route altérée par ces parallaxes, Sc l’espace quela vue ne peut distinguer, est mesuré par un tems sensible.
§. X I.
Depuis que les astronomes étoient plus attentifs , lescomètes devenoient plus fréquentes. On en avoir vu paroîtresuccessivement en 16 52 , 1 661, 166 4 , 166) , Sc ces comètesavoient occupé D. Cassini, Auzout Sc Hévelius. Tant d’appa-ritions répétées fournissoient de nouveaux faits fur le mouvement
(4) Supra , page 367.
Tome II.
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