DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 443
fuíTenc durables , enchaînés par des révolutions périodiques,qui nous les ramènent après de grands intervalles. II ne fitque confirmer une idée de fa jeunesse , une idée qui avoir unebase dans l’antiquité, tk. chez ces anciens Chaldéens dontApollonius Mindien a conservé les opinions. Mais nous devonsavouer qu’en 1677 cette idée parut encore extraordinaire (a).» II semble, dit M. de Fontenelle, qu on est assez porté k favo-» ri se t un système qui assujettit à la régularité de tous les autres'> corps célestes, ces astres qui paroissoient étrangers dans l’uni-« vers, & au-dessus de toutes les réglés ; mais cette pensée," quoique vraisemblable, est hardie, Lc a besoin que quelques" siécles la mûrissent ( 6 ).
§. XII.
Peu de tems après, Lc à la fin de l’année 1680, parut lajplus belle co me te qui eût jamais été observée. Le 10 Décembreà Londres, peu après le coucher du soleil , & le z2 Décembreà Paris , on apperçut vers le couchant une lumière extraordi-naire qui ressembloit à un arc-en-ciel , tel que la lune enproduit quelquefois. Cette lumière partoit de l’horizon, étoitfort allongée, &c traversoit plusieurs constellations. Flamsteed& D. Calîîni reconnurent la queue d’une comete , dont la têteétoit près du soleil Lc cachée avec lui .sous l’horizon. Cettetête se dégagea bientôt des rayons solaires , & parut peu dejours après, avec une grandeur presque égale k celle de la pla-nète de Jupiter , &c avec cette queue énorme qui remplissoitune partie du ciel. La comete se montra pendant plus de
(a) En 1701 on étoit encore si peu certain que toutes les comètes n’étoient pas des pla-que les comètes fussent des planètes, & netes. Hist. Acad Scien. 1701, p. 69.
quelles eussent des retours, que D. Cassini (b) Hist. Acad. Scien. Tom. I, p. 1 ,
n'osoit en faire une réglé générale. II pensoit Voy. aussi 1699, Hist. p. 7 z.
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