HISTOIRE
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infiniment peu que le pendule ne battît précisément les secondes.On peut donc regarder comme une vérité rigoureusement cons-tatée , que les corps , en tombant, parcourent quinze piedsun pouce dans la premiere seconde du tems de leur chute.
§. XXI.
Huygens, dans ses méditations fur les horloges Lc furl’application du pendule, ne considéra pas si long-tems lemouvement des corps qui oscillent suspendus à un centre parune verge inflexible, fans faire attention à cette force centri-fuge née du mouvement circulaire, & inventée ou renouveléepar Deícartes. Ce grand homme s’étoit contenté de l’indiquer.Huygens en donna la mesure êt les loix ; il vit quelle est plusgrande dans les cercles plus petits. Un corps mu circulairementtend toujours à s’échapper ppr la tangente (a) : dans les cerclesd’un long rayon la courbure est dans un grand espace assezpeu sensible, elle s’éloigne & différé infiniment peu de la lignedroite qui la touche , la tendance mesurée par cet écart nepeut être que légere ; dans les petits cercles, la courbure enmoins d’espace est plus marquée , elle s’écarte plus promp-tement de la tangente ; seffort qui tend à y porter le corps estdonc plus grand. En même tems cette force centrifuge estd’autant plus considérable que les corps circulans ont plus devîteste (b) ; nôus savons dit, un corps qui marche avec plus devitesse est capable de plus d’eísort, est revêtu de plus deforce (c) : telles font les loix de la force centrifuge. Mais ceque ces méditations valurent à Huygens & à l’astronomie ,
(d) Histoire de l'Astronomie moderne ,supra, p. 18;.
(í) Hugenii Opéra , p. IS 8.(c) Supra , p. 67.