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Tome second.
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DE L’ASTRÒNOMIE MODERNE. 477

qui n’est qu’une route composée de routes continuellementchangées , & parcourue en vertu d’un mouvement résultant èccomposé de plusieurs. Les planètes , dans leurs révolutions ,décrivent des aires proportionnelles au tems, Lc Newton avoittrouvé que ce phénomène auroit lieu toutes les fois que lescorps circulans íeroient íoumis à une force dirigée à un pointfixe : cette force étoit donc nécessairement une des forces quiproduisent le mouvement des planètes, puifqu’elles décriventtoujours des aires proportionnelles au tems. Le problème résolupar Newton lui avoit enseigné qu’une orbite , qu’une ellipsepouvoit être décrite par une force dirigée au centre, combinéeavec une autre force uniforme. Mais les planètes se meuventd’un mouvement inégal, tantôt avec plus, tantôt avec moinsde vitesse : cette inégalité ne peut naître de la force uniforme,elle appartient indubitablement à la force centrale j cetteforce est donc variable. Newton dût arriver bientôt à cetteconclusion ; Iíépler y étoit arrivé lui-même , fa vertu motricedu soleil diminue lorsque la distance augmente : mais il avoitmanqué la loi, & les pôles amis Lc ennemis , les explicationsphysiques dont il avoit accompagné cette vérité , auroient purepousser Newton , plus éclairé par le tems &c surtout par fahaute supériorité , si Newton ne s’y étoit pas élevé de' lui-même ; il fe servit des idées acquises , mais il les pesa dansfa balance.

Newton , instruit que deux forces , Tune constante Lc uni-forme , dans une direction quelconque , l’autre variable êcdirigée à un centre , pouvoient faire décrire une ellipse, n’avoitplus que la loi de ces variations à chercher ; c’étoit l’affairede la géométrie , mais d’une géométrie qu’il avoit renduepropre à ces recherches profondes, ôc dont alors il avoit seulla possession. Cette géométrie n’étoit point effrayée de la