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Tome second.
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HISTOIRE

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grandeur des orbes, de la variabilité des vitesses, de l’énormitédes forces nécessaires pour traníporter les masses pelantes desglobes célestes. Newton a créé la science qu’on a depuis nomméedynamique , c’est-à-dire , celle qui a pour objet les corps enmouvement ; elle ne considéré que la force manifestée par leseffets, les espaces parcourus Sc les tems employés : peu importeà la science que les forces soient foibles ou puissantes, elle peuten considérer un grand nombre à la fois fous une expression abs-traite Sc. générale ; avec la même facilité elle donne des loix,elle prescrit des routes aux mondes mouvans, ou à des parcellesde ces mondes , lancées par les forces humaines , Sc précipitéespar leur peíanteur. Ces méthodes de Newton ont le caractèrede son génie, elles font universelles , elles font grandes commela nature qui comprend tout , Sc devant qui tout est égal !Pour elle Sc pour Newton , les planètes qui durent dans lessiécles , la bombe qui s’éleve pour retomber auíli-tôt, lesfardeaux qui roulent fur une pente , ne font que des corpssemblables , mus par les mêmes loix dans un espace ou moinsétendu , ou plus vaste.

§. V I.

C’est à cette géométrie également admirable Sc nouvelleque Newton demanda la loi des augmentations Sc des dimi-nutions de la force dirigée au centre ; Sc la science réponditque cette force étoit en effet plus petite à une distance plusgrande, comme Képler l’avoit annoncé, Sc que ces décroif-fcmens fuivoient la raison du quarré de la distance , au lieu dela raison des simples distances que Képler avoir aiîìgnée. Képlern’eut point les secours que Newton s’est procurés, mais nousavons déjà remarqué , à l’honneur du philosophe Anglois , quesi Képler avoit eu son génie, il auroit au moins soupçonné la