DE L’ASTR ONOMIE MODERNE. 485
question, pour en examiner les conséquences rigoureuses. Sices conséquences font les mêmes que les phénomènes observés,le frit supposé est une vérité. Newton plaça donc la forceagissante dans le Soleil, il vit que si cette force peut mouvoirMercure, elle peut s’étendre à Vénus St aux autres planètes,avec feulement les diminutions que produit la distance. Laforce est connue, mesurée par la vitesse (a); une force dimi-nuée fera marquée par une vitesse moindre : il y aura moinsd’eípace parcouru dans un tems égal , St les révolutions desplanètes plus éloignées doivent être plus lentes. Cette con-clusion est déjà conforme aux phénomènes observés des mou-vemens des planètes; les corps les plus éloignés du soleil font:ceux qui mettent plus de tems pour accomplir leurs révolu-tions autour de lui. Ces tems des révolutions doivent doncavoir quelque proportion avec les distances. Newton, à l’aidede Finstrument du calcul , parvint à la solution de ce pro-blème : si plusieurs corps tournent dans des ellipses , autourd’un autre corps placé au foyer commun de ces ellipses , Stque ces corps soient attirés vers lui par une force unique qui yréside , St qui soit inversement proportionnelle au quarté desdistances, quelle fera la proportion des tems dans lesquels cesellipses entieres feront décrites ? la solution fut que les temspériodiques, ou les tems des révolutions feroient comme lesracines quarrées des cubes des distances , & cette conclusiongéométrique est précisément la proportion observée entre cestems (b) , St la troisième loi des mouvemens célestes décou-verte par Képler.
(«) Supra , p. (j.
(a) Supra , p. lit.