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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 49 3

aux corps célestes, mais à toutes leurs parties ; chaque portionde matière , quelque petite qu’elle toit, en est revêtue ; Lel’attraction d’un corps est la force réíultante des attractionsparticulières de chacune de ses parties. Ces vues profondes con-duisirent Newton à un problème dont la solution étoit nécessaire :il avoit vu que les planètes qui décrivent des ellipses autourdu soleil, les satellites autour de leurs planètes principales, ontune tendance vers le centre ou du soleil, ou de ces planètes,font attirées vers ce point. Mais le point fans étendue est unêtre idéal «Se métaphysique , il ne peut être revêtu d’aucuneforce ; &c la tendance vers ce point , qui peut être admiseloríqu elle est considérée mathématiquement, ne seroit plusqu'u ne absurdité en physique , si la géométrie ne rendoit pascompte de cette direction. Newton chercha quelle seroit factiond’un globe sphérique sur un corps extérieur , en supposant que

routes les molécules dont e§ globe est composé , attirassentle corps Sc elles-mêmes , en raison de leur petite masse , Leinversement comme le quarté de leur distance. Ce problèmedifficile eût effrayé les anciens géomètres, ils n’auroient jamaisconçu que l’esprit humain pût s’y élever. En effet la penséeapperçoit dans chaque corps un nombre infini de petites parties,Le leurs distances , tant entr’elles qu’à l’égard du corps attiré ,font toutes différentes. II faut cependant faire entrer dans lecalcul 6c toutes ces parties, Sí leurs distances différentes. MaisNewton avoit le calcul des fluxions , des quantités infinimentpetites , il pouvoit considérer la nature dans ses dernieresdivisions ; il trouva que la force totale , née de toutes cesforces partielles , étoit dirigée au centre 6c attiroit le corpsextérieur en raison inverse du quarré de la distance du corpsà ce centre. Le calcul géométrique justifient donc encore ceque Inobservation des phénomènes avoit indiqué , la tendance