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Tome second.
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jot HISTOIRE

tement dans cette raison , la ligne des absides auroit un mou-vement autour du soleil, comme Képler l’avoit annoncé ( a ) :pour peu que cette raison soit différente ÔC s’approche de laraison inverse des cubes, les apsides avanceront sensiblement ; siles variations de la pesanteur étoient dans une raison moindreque celle des quarrés , les absides reculeroient {b). Les astro-nomes , dans le teins de Newton, n’étoient pas d’accord fur lemouvement des apsides des planètes , les uns le nioient, lesautres l’adoptoient : il s’ensuit que si ce mouvement existe, ilne peut être que petit 6c très-lent; í’attraction ne différoitdonc qu’insensiblement de la loi du quarrédes distances. Newtonétablit l’existence absolue de cette loi, ôc l'immobilité de laligne des absides, du moins pour les six grandes planètes quicirculent autour du soleil. Lorsque dans la fuite ce mouvementse manifesta par des observations plus exactes, on voulut l'op-poser comme un argument , contre la théorie de Newton,mais ceux qui faisoient cette objection n’entendoient pas fathéorie ; dans les cas où ce mouvement est le plus sensible, sila force de la pesanteur est altérée, Newton va montrer quela loi subsiste, en dérivant de sa loi même la cause des alté-rations.

§. XVIII.

Si au contraire cette ligne des absides étoit dans un reposabsolu , on pourroit croire que l’attraction est en défaut ,cn pourroit en conclure que ce n’est point une loi générale& réciproque , qui unit tous les corps ôc tous les systèmesde corps de l’univers par un lien puissant. Newton étoit sipersuadé de la réciprocité de la pesanteur, qu’il a ôté au soleil

(a) Supra, p. 74.

(£) Newton, Princ. math. Lìy. I, prop.4s.