DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 52-
voicnc se déduire de la théorie de l.a gravitation (a). II paroîcadopter l’hypothèse d’Horrox (b) renouvelée par Halley , quifait mouvoir le centre de l’ellipse de la lune dans un petitcercle, pour éloigner ce centre 6c rapprocher de la terre, pourfaire varier l’excentricité , 6c expliquer la seconde équation dePtolémée qui a lieu dans les quadratures. Cette hypothèse estingénieuse , mais ce ne peut être jamais qu’une hypothèse.Newton tans doute ne l’eût point admise, s’il fût entré plusavant dans la théorie de la lune ; il l’a laissé subsister commeune vraisemblance qui peut faire attendre la vérité 6c tenir saplace. Ces centres , qui roulent dans des cercles , tenoientencore de l’ancienne astronomie de Ptolémée ; cette hypo-thèse ne peut être que mathématique , 6c propre à représenterles apparences ; ce n’est point la raison de ces apparences , cen'est point une cause physique : au tems de Newton , quidériva tous les elîecs des forces de la matière, les points fansétendue ne pouvoient plus avoir ni influence, ni mouvement.Mais il seroit injuste de croire que Newton , dans ses recher-ches mathématiques fur les mouvemens de la lune , n’a faitqu’adopter les quantités données par les astronomes , 6c déduitesdes observations. II a rendu raison de la troisième équationde Tycho , qui a lieu dans les octans (c) ; il a montré quel’équation annuelle apperçue par Tycho , Képler , Horrox 6CHalley, 6c long-tems confondue avec l’équation du tems,étoit un véritable changement dans la vitesse de la lune ,changement produit par la translation de la terre autour dusoleil, laquelle Rapprochant plus ou moins de cet astre, exposeplus ou moins à son a&ion la lune qui la suit (d). II a déduit
(a) Princ. math. L. III, prop. j y, Scholie.
(b) Supra , p. 1 y j.
(-) Liv. III, Prop. XXIX, p. 65.
(d) Nev/ton ne parle point de cette équa-tion & des autres plus petites dans fa pre-mière édition. II paroît qu’en 1686 , il ne