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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 5 n

s'il n’a point expliqué en détail toutes les équations connuesdu mouvement de la lune , & íì dans ses mains cette théorien'est point sortie, pour ainsi-dire , d’un seul jet du principede la gravité , c'est que la nature a placé des limites à tousles êtres 6c à tous les esprits, même aux plus vastes , pour lenombre des idées. Newton qui a parcouru la plus longue êcla plus glorieuse de toutes les carrières , a montré aííez dechoies qu’on n’avoit point soupçonnées avant lui ; il étoitnaturel en conséquence de ces limites qu’il ne vît pas tout,êc qu’ii iaiísat quelque choie à ceux qui viendroient après lui.Mais quoique la théorie de la lune ne sût encore qu’ébauchée,Newton dût voir avec une grande satisfaction que cette pla-nète rebelle ne se resusoit point à ses loix; elle ne se dérangeau contraire que pour manifester l’universalité de l’attractior.Non feulement les principales inégalités font évidemment néesde cette cause, mai s la planète est assujettie à deux autresdérangemens, le mouvement de l’apogée Lc celui du nœud ,qui font les caractères distinctifs Lc les conséquences néces-saires du principe de la gravitation universelle. Ainsi, quandmême le siecle suivant n’auroit point perfectionné cette partienégligée de Tempire que Newton s’étoit formé dans la nature,cet empire n'en étoit pas moins solidement établi : Newtonn’en voyoit pas moins clairement que le cours tranquille &réglé des planètes annonçoit leur gravitation vers un centre ;ÔC que la marche toujours troublée, toujours irréguliere de lalune , démontroit l’universalité de cette gravitation , & sa ten-dance inégale vers difFérens centres inégalement éloignés.

§. XXIII.

Pendant que Newton étoit occupé de ces recherches pro-fondes dont il suivit, dont il médita long-tems les principes