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Tome second.
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5)6 HISTOIRE

bien elles font séparées par un fluide primitif tel que celui dufeu, interposé pour les désunir 6c pour s’oppofer à leur attraction.Indépendamment de ces principes, on reconnoît quelles ontpeu d’adhérence par leur mobilité ; elles font toujours prêtesà rouler , elles cedent au moindre mouvement. On conçoitdonc facilement que les eaux de la mer obéissent au pouvoirattractif du soleil 6c de la lune , 6c s’élevent pour former lesrnarées : i’attraction mutuelle des parties de l’eau leur permetce mouvement comme tant d’autres ; 6c Pattraction généraledu globe qui les entraîne , ne s’oppofe pas à ces petits balan-cemens du flux 6c du reflux. On conçoit encore que dans larétrogradation des points équinoxiaux faction des mêmes astres,dirigée à la protubérance de l’équateur , ne puiíle avoir d’effet•fur cette maíTe solide , fans que cette action se partage à toutle globe , 6c ne puifle entraîner la partie excédente, fans en-traîner en même tems le globe entier. Le mouvement partagédeviendra plus lent, mais tout obéira. Ces effets conçus nefont point du tout comprendre comment la masse totale duglobe , 6c solide 6c fluide , s’est élevée jadis lous l’équateurpour donner à la terre la figure d’un sphéroïde aplati. Nousavons remarqué que fi les continens n’étoient pas montés avecles eaux fous Péquateur , cette zone torride auroit été sub-mergée, 6c ne nous offriroit ni terres, ni ( asiles. C’estcependantl’ouvrage d’une force qui n’est que la 289 e partie de la pesan-teur : la force qui unit les parties d’un corps solide ,■ nonfeulement surpasse celle de la pesanteur, puisque ces partiesrestent liées 6c ne tombent pas ; mais elle est infiniment plusgrande , puifqu’il faut des poids énormes ajoutés au poids deces parties pour les désunir 6c réduire un corps en pousiiere.Comment cette petite force centrifuge a-1-elle vaincu tantde ténacité 6c d’adhérence ? Si l’on répond que la petitesse

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